Caroline Roose : « la COP26 n’est pas une victoire, c’est un échec »

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INTERVIEW / PODCAST - La COP26 s’est terminée dimanche 14 novembre 2021. Pour l’eurodéputée Caroline Roose, il y a un « manque d’ambition évident » dans les mesures qui ont été prises. Elle n’est toutefois pas complètement défaitiste quant à l’avenir de la planète.

Caroline Roose a jugé mardi 16 novembre sur Fréquence ESJ que l’accord trouvé à Glasgow était au « rabais ». Selon elle, « les engagements pris ne permettent pas de limiter le réchauffement climatique à +1,5°c ou à +2°C ». « La COP26 n’est pas une victoire, c’est un échec ». Aujourd’hui, « on en est à faire des petits pas en avant, alors que la situation est urgente » estime-t-elle. Selon l’eurodéputée, le monde doit se dépêcher, il doit même « courir » pour réussir à ne pas dépasser +1,5°C.

« Un écart se creuse à chaque accord, entre ce qui est promis et la réalité »

Caroline Roose est « inquiète » et trouve que « les COP faites jusqu’alors ne sont pas assez ambitieuses ». « Un écart se creuse à chaque accord, entre ce qui est promis et la réalité ». Elle traduit notamment ce manque d’ambition par le fait que les objectifs soient continuellement revus à la baisse. « Les accords de Paris nous disent qu’il faut baisser nos émissions de gaz à effet de serre de 65% d’ici 2030. L’Union européenne vise une diminution de 55% net d’ici 2030. Enfin, la Convention Citoyenne pour le Climat a travaillé sur des propositions pour atteindre une décroissance de 40% ». Des décisions que la députée européenne trouve incompréhensibles : « On part de 65% puis 55% et 40%. C’est encore plus raboté avec la loi climat adoptée par la France ».

« Les pays en développement ne sont pas responsables du réchauffement climatique »

Caroline Roose estime que « le réchauffement climatique est pris à la légère par l’Europe, les États-Unis et le Japon ». Les pays en développement ne sont pas suffisamment aidés alors que ce sont eux qui «  subissent les conséquences du réchauffement climatique et non ceux qui polluent ». Les zones les plus pauvres demandent « à ce qu’on les aide, notamment pour lutter contre le réchauffement climatique et contre les changements qu’il apporte ». Finalement pour la députée européenne, « les pays en développement ne sont pas responsables du réchauffement climatique ».

«  Les européens doivent montrer l’exemple au reste du monde »

Néanmoins, selon Caroline Roose, « il n’est pas encore trop tard pour sauver notre planète ». « Les accords doivent absolument être contraignants pour être respectés » déclare-t-elle. Pour le moment, « ce ne sont que des promesses ». Pour elle, « l’accord de Glasgow n’inclut pas d’objectif pour après 2025 ». C’est encore une fois un clair « manque d’ambition ». L’eurodéputée pense « qu’il y a une possibilité d’arranger les choses », mais « qu’il faut vraiment se presser ». Les européens doivent, selon elle, « montrer l’exemple au reste du monde ».

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