Baptiste Denis : « non, il n’est pas encore trop tard pour changer les choses au niveau climatique »

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INTERVIEW / PODCAST - En marge de la COP-26, le journaliste spécialiste du climat Baptiste Denis était invité de Fréquence ESJ, mardi 2 novembre. Il s’est montré rassurant, alors que la COP-26 s’annonce décisive pour lutter contre le changement climatique.

« Non, il n’est pas encore trop tard pour changer les choses au niveau climatique ». Baptiste Denis est encore confiant, alors que de plus en plus de rapports se montrent alarmants sur l'état de la planète. Il nuance cependant son propos, « il est trop tard si on continue d’émettre de la manière dont on le fait aujourd’hui ». Le journaliste explique que « si on agit dès maintenant, qu’on réhausse les accords, on peut limiter le réchauffement climatique sous 1,5 degrés. Ce qui serait maîtrisable ». Mais alors pourquoi ce chiffre d’1,5 degrés ? Baptiste Denis développe : « si on a un réchauffement d’1,5 degrés, on peut prédire les conséquences du réchauffement climatique. Au delà de 2 degrés, on ne sait pas ce qui peut se passer, c’est beaucoup plus difficile de s’adapter ». Si cet objectif n’est pas atteint, il ne faudra pas viser beaucoup plus haut car « le plus bas sera le mieux ».

La COP-26 se tient jusqu’au 12 novembre et elle s’annonce décisive. Un évènement qui, selon Baptiste Denis, « a été très difficile à organiser ». Avec un an de retard et dans « des conditions logistiques draconiennes », il a enfin réussi à avoir lieu. Il rappelle que beaucoup de chefs d’états « ont fait le déplacement »; à l'exception des présidents Chinois, Russe et Turc; ce qui « montre qu’il y a une volonté d’aller vers l’avant ». Le journaliste espère que de nouveaux objectifs seront fixés, « l’idée est de trouver un accord qui réhausse l’Accord de Paris ». Des accords que Greenpeace trouve trop éloignés car en majorité fixés à 2030. Un avis que ne partage pas Baptiste Denis, pour lui « avec Greenpeace tout est toujours trop lointain ». Il estime que des accords pour « 2030 c’est lointain, mais c’est mieux que pas d’accords ». 

Écoutez l'interview de Baptiste Denis en podcast à partir de 5min 00s 


Photo : LDD

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