Stéphane Sautarel (apparenté LR) : "la candidature d’E. Macron est payée par les contribuables français"

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INTERVIEW / PODCAST - Stéphane Sautarel, sénateur apparenté Les Républicains du Cantal, était l’invité politique de Fréquence ESJ, mardi 12 octobre. Lors de ce nouvel épisode de « 2022, l’invité », il est notamment revenu sur le congrès des LR qui aura lieu le 4 décembre prochain, une date qu’il considère « un peu tardive ».

Alors que la présidentielle n’est plus que dans quelques mois, la campagne a bel et bien commencé. Stéphane Sautarel s’est exprimé sur celle-ci, notamment en s’intéressant à celle de La République en marche. Il n’apprécie pas la façon de faire campagne d’Emmanuel Macron : « aujourd’hui la candidature de Macron est payée aux frais du contribuable français ». 

« Ce qui me semble inquiétant pour la France, c’est que le cumul Zemmour - LePen est aux alentours de 30 % »

Concernant le cas Eric Zemmour, pour Stéphane Sautarel « il doit clarifier sa position, polémiste ou candidat » insiste-t-il. Malgré sa perte de 3 points dans le dernier sondage de l’IFOP, « la tendance Zemmour n’est pas terminée ». « Prendre 7 ou 8 % en trois semaines sur les intentions de vote, ce n’est pas rien ». Un candidat putatif à la présidentielle que le sénateur apparenté LR ne soutient pas : « les valeurs qui sont les siennes ne sont absolument pas les miennes. Je ne suis pas du tout d’accord avec sa vision de la Seconde Guerre mondiale, le rôle de Pétain, sa relation avec les Juifs en particulier et bien d’autres aspects ». Stéphane Sautarel défend également qu’il ne faut « pas avoir peur du débat démocratique ». Pour lui, « aujourd’hui, nous sommes dans un pays plus fracturé que jamais ». Mais c’est surtout l’extrême droite qui inquiète l’élu cantalien : « ce qui me semble inquiétant pour la France, c’est que le cumul Zemmour - Le Pen est aux alentours de 30 % ». « Ils pointent des difficultés, mais ne proposent pas de vraies réponses ».

Depuis son changement de nom, anciennement Union pour un mouvement populaire (UMP), LR connaît une mauvaise passe. En 2017, c’est la première fois depuis la création du parti, que son candidat à la présidentielle n’est pas au second tour de l’élection. Mais pour le sénateur du Cantal, « depuis hier soir, les Républicains vont beaucoup mieux ». En effet, Xavier Bertrand a annoncé lundi 11 octobre sa participation au Congrès LR en vue de la présidentielle. Néanmoins Stéphane Sautarel trouve que « la date du 4 décembre est un peu tardive » et qu’il aurait peut-être mieux fallu le faire « à la fin du mois d’octobre ».

« Il y a encore un projet alternatif aux Républicains et à la droite et du centre, sur le régalien, sur l’autorité et sur la question des finances politiques »

Sur l'état du parti en lui-même, il ne regrette pas le départ d'éléments importants comme Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé par exemple.  « Les Républicains ont beaucoup de talents, il faut maintenant organiser nos idées et l’équipe » insiste cependant le sénateur. « Les têtes d’affiche d’aujourd’hui peuvent avoir une stature et un rayonnement national » continue-t-il. Christian Jacob, président du parti, n’est, lui, pas très médiatisé contrairement aux candidats du congrès mais « son rôle est de tenir la grosse maison ». Pour Stéphane Sautarel, « les résultats des dernières régionales montrent une grande stabilité puisque tous les sortants ont été réélus ». Les Républicains sont donc, d’après lui, loin d’être un parti qui ne plaît plus. Il préfère se « projeter sur l’avenir et proposer aux Français un vrai projet de société plutôt que de ressasser le passé ». Il pense également « qu’il y a encore un projet alternatif aux Républicains et à la droite et du centre, sur le régalien, sur l’autorité et sur la question des finances politiques ».

« C’est une bonne chose que d’avoir évité cette primaire »

Un congrès aura lieu le 4 décembre prochain pour élire le candidat à la présidentielle les Républicains. Seuls les adhérents à jour de cotisation pourront donc voter. Jusqu’à la fin du mois de septembre, il était pourtant encore question d’organiser une primaire ouverte, comme en 2016. Pour Stéphane Sautarel « dans une primaire, l’objectif n’est pas de se démarquer, mais de proposer un vrai projet » mais « c’est une bonne chose que d’avoir évité cette primaire ».

Xavier Bertrand avait annoncé il y a quelques semaines se présenter en tant que candidat à la présidentielle même s’il perdait la primaire ou le congrès. Pour le sénateur, « Xavier Bertrand a ses chances même sans le soutien de LR et de ses militants ». « Les militants seront soucieux de se tourner vers le meilleur candidat ». Le président du Conseil régional des Hauts-de-France est « le candidat qui représente le plus de garanties pour faire valoir nos propositions » souligne l’élu du Cantal. Le candidat à la primaire avait aussi déclaré ne pas vouloir participer à un débat entre LR pour le Congrès. Stéphane Sautarel revient sur cette déclaration : « Xavier Bertrand y participera ». « C’est bien que les idées de chacun soient présentées auprès des votants à travers un débat ».

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Photo : Fréquence ESJ / Raphaël Bardenat

 

 

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