Olga Givernet : "L'alliance n'est pas possible" avec Laurent Wauquiez

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INTERVIEW / PODCAST - La députée La République en marche Olga Givernet était l’invitée politique de Fréquence ESJ, mardi 15 juin. Dans « 20h, l’invité », elle s’est montrée confiante sur les résultats que peut obtenir LREM pour les élections régionales et départementales dans l’Ain, sans faire d’alliance, jugée non-nécessaire, avec Les Républicains.

Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé mercredi 16 juin la levée de l’obligation du port du masque en extérieur dès le lendemain et la fin du couvre-feu au dimanche 20 juin. Des annonces pas forcément de l’avis d’Olga Givernet, députée LREM de la 3e circonscription de l’Ain, qui, dans « 20h, l’invité » mardi 15 juin, souhaitait le maintien du couvre-feu. « Il est toujours utile, nous sommes toujours en période d’épidémie » expliquait-elle. Cependant, sur le port du masque en extérieur, elle partageait l’avis de son parti, « on peut desserrer un peu l’étreinte, tout en regardant les chiffres ».

« IL Y A UN RISQUE FORT DU RASSEMBLEMENT NATIONAL, L’ABSTENTION JOUE EN SA FAVEUR »

Alors que le premier tour des élections régionales et départementales a lieu dimanche 20 juin, la campagne de LREM a été marqué par plusieurs alliances avortées avec Les Républicains. Des alliances auxquelles Olga Givernet ne s’oppose pas. « Celles qui sont faites avec la droite, ou qui sont possibles avec la gauche, du moment que c’est modéré, et que ça rentre dans une volonté progressive de faire bouger les choses, oui, j’y suis favorable ». Ces alliances prouvent selon elle que « la majorité présidentielle s’élargit ».

Elle estime en revanche qu’ « il y a certaines régions et certains départements où ces alliances ne sont pas possibles ». C’est le cas de l’Ain, où la députée LREM est tête de liste. Sur une alliance possible au second tour avec Laurent Wauquiez, candidat LR, elle explique que « l’alliance n’est pas possible ». Un choix justifié par les différences d’idées avec le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes. « Laurent Wauquiez ne s’est jamais rapproché du gouvernement. Il n’a jamais souhaité travailler main dans la main si ce n’est pour essayer de tirer la couverture à lui ».

Olga Givernet ne juge pas non plus nécessaire de s’allier à Laurent Wauquiez pour faire barrage au Rassemblement National car « ce n’est pas envisagé aujourd’hui que le Rassemblement National puisse gagner cette région ». Elle déplore cependant l’avancée du parti d’extrême-droite en France. « Il y a un risque fort du Rassemblement National, l’abstention joue en sa faveur ».

« UN FÉMINICIDE, C’EST TOUJOURS UN FÉMINICIDE DE TROP »

Avec la reprise du procès du meurtre de Julie Douib, lundi 14 juin, les féminicides sont une nouvelle fois au centre de l’actualité. Un sujet qui touche et inquiète beaucoup Olga Givernet. « Un féminicide, c’est toujours un féminicide de trop ». Elle estime cependant qu’ « on a eu des avancées », notamment avec la mise en place des bracelets anti-rapprochement et des téléphones grave danger. Des mesures jugées efficaces par la députée, « parce que ça garde à distance les personnes dangereuses ».

De nombreuses voix s’élèvent contre le manque de considération des forces de l’ordre pour les appels et les plaintes de femmes victimes de violences. Olga Givernet ne trouve pourtant pas nécessaire de réformer la police pour mieux gérer ces victimes. Elle pense plutôt qu’ « il faut sensibiliser, former et développer au sein des commissariats et des gendarmeries des unités qui prennent en charge et qui sont conscients des risques portés par les femmes ».

Pour les hommes jugés coupable de féminicides ou de violences sur leur conjointe, la députée de la 3e circonscription estime que « les peines proposées aujourd’hui sont adaptées ». Elle est cependant catégorique sur la remise en liberté des coupables : « quand ils ressortent, ils doivent être éloignés de leur victime ». Une sortie de prison qui doit être accompagnée par des stages de sensibilisation, afin de faire réaliser aux coupables la gravité de leurs actions. « Il faut leur faire prendre conscience de leurs actes ».

 

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Photo : Manon Blangis / Fréquence ESJ

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