Ian Brossat : « Mon candidat, c’est Fabien Roussel ! »

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INTERVIEW / VIDEO - L’adjoint à la maire de Paris Ian Brossat était dans « 20h, l’Invité », mardi 27 avril. Celui qui est aussi porte-parole du Parti communiste est revenu sur son attachement pour son parti et le rôle qu’il jouera durant la prochaine élection présidentielle : « les électeurs de gauche ont envie de nouveauté, Fabien Roussel incarne cette nouveauté ».

« Au Parti communiste, il y a toujours eu une grande diversité de population, des intellectuels d’un côté et des ouvriers de l’autre ». Dans « 20h, l’Invité », Ian Brossat est revenu sur son parcours et son entrée au PCF en 1997, motivée par son envie de « justice sociale ». Interrogé sur son salaire d’adjoint à la maire de Paris, bien au-delà de la rémunération moyenne en France, il se défend : « je ne gagne pas 5 600 euros par mois puisque je remets la différence entre ce que je touche en tant qu’élu et ce que je touchais avant en tant qu’enseignant au Parti communiste ». Cette règle, qui s’applique aux membres du parti, n’a qu’un seul objectif pour Ian Brossat : « on ne doit pas s’enrichir à travers l’exercice d’un mandat ». Pour le porte-parole du PCF, cette règle devrait même être élargie en France.  « Tous les partis politiques gagneraient à faire de même, ça éviterait d’être trop coupé des réalités ».

« Fabien Roussel est un excellent candidat »

Les forces de gauche se sont réunies le 17 avril afin de discuter d’une possible candidature commune en vue de l’élection présidentielle. Mais les principaux représentants, comme Jean-Luc Mélenchon ou Yannick Jadot se voient tous au premier plan pour cette campagne. Ian Brossat et le PCF ne dérogent pas à la règle : « Mon candidat, c’est Fabien Roussel ». Selon le porte-parole du Parti communiste, seul le candidat investi Fabien Roussel peut représenter la gauche en 2022 : « la gauche s’est trop éloignée des préoccupations des catégories populaires ». Pour Ian Brossat, les débats et les polémiques de ces derniers mois ne doivent pas faire partie de priorités de la gauche : « On a une gauche qui s’empêtre depuis des mois dans des débats qui n’intéressent personne : il n’y a pas un ouvrier qui s’intéresse aux réunions non mixtes ». Pour l’adjoint en charge du logement à Paris : « les sondages, qui placent Fabien Roussel à 1 % d’intention de vote, ne veulent rien dire et ne se vérifient jamais dans les faits ». Malgré tout, si un second tour Macron-Le Pen venait à se reproduire en 2022, Ian Brossat l’assure : « nous avons toujours pris nos responsabilités pour faire battre l’extrême droite, il n’y a aucune raison que ça soit différent en 2022 ».

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Photo : Manon Blangis / Fréquence ESJ

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