Antoine Elie sur « La rose et l'armure » : « dès le début, j'ai su que je tenais un hit »

Antoine_Elie_FESJ_Storytelling_06102021.jpg

INTERVIEW / PODCAST - Le chanteur Antoine Elie est venu le 6 octobre présenter son nouveau titre « Valhalla » dans « Storytelling » sur Fréquence ESJ. Il a également eu l'occasion d'interpréter en live son morceau  iconique « La rose et l’armure ».

S’il faut choisir un mot pour définir le mieux possible le chanteur Antoine Elie, ce serait passionné. Sa guitare toujours à côté pour interpréter un de ses titres à tout moment. Parce qu’avant d’être un chanteur, Antoine Elie était un musicien : « On a eu des cours de piano très tôt avec ma sœur ». Il a une vraie oreille musicale qui s’explique par « les émotions que lui procurent la musique ». « J’ai voulu en faire mon métier à partir du moment où le regard des élèves, professeurs et CPE au lycée ont changé ».

« Il y a des gens qui venaient de partout, c’était une expérience grandiose ! »

À 18 ans, il arrive à Paris après avoir passé sa jeunesse à Lillebonne en Normandie. Ses débuts dans la capitale sont compliqués : « J’étais très seul, c’était étouffant. Je me suis pris une grosse claque ». Inscrit dans une école de musique à Pigalle, il ne va pas en cours, mais adore participer à des bœufs (des séances musicales improvisées) organisés par les étudiants, « il y a des gens qui venaient de partout, c’était une expérience grandiose ! ». Il revient ensuite malgré lui à Lillebonne où il enchaine les petits jobs comme serveur et brancardier, des expériences professionnelles qui lui ont permis d’apprendre et de comprendre que « la musique, c’était bien ». Il vit également une période difficile lors du divorce de ses parents. « Je me suis retrouvé très seul à certains moments alors que j'habitais encore avec mes parents ». Le normand évoque peu de temps après ses premières relations amoureuses et son approche vis-à-vis des enfants : « faire un enfant, c'est un peu comme une chanson, finalement c'est un peu comme des artéfacts de ce que l'on a été.  C'est ce que j'essaie de faire à mon petit niveau avec mes chansons. » Depuis bientôt 4 ans, l'artiste est amoureux mais pour lui, « l'amour fait peur ».

Antoine Elie commence à écouter du rap après avoir rencontré son agent, Mike Mathieu. Un style de musique dont il tombe follement amoureux : « Je suis tombé très rapidement sur « Mauvais Œil », l’album de Lunatic (l’ancien groupe du rappeur Booba), il y a quelque chose de frais qui est arrivé ». Il explique que l’écoute du rap a beaucoup fait évoluer sa façon d’aborder la chanson. « J'adorerais faire un feat avec Booba ou Oxmo Puccino, mais ils ne me répondent pas » s'amuse le normand. 

« Je ne m’attendais pas à autant d’engouement en faisant cette reprise »

Le chanteur se fait remarquer en 2017 avec sa reprise du morceau de rap « Fusil » de SCH. « Je ne m’attendais pas à autant d’engouement en faisant cette reprise ». Antoine Elie explique que reprendre un morceau de rap était quelque chose qu’il souhaitait faire depuis longtemps, mais qu’il ne pouvait pas forcément : « Il a certains mots qu’on ne peut pas dire, par exemple, je ne peux pas reprendre les textes de Booba, c’est presque interdit pour moi ». Avec cette reprise, il fait face à ces premiers haters (gens qui le critiquent).

Mais ce qui fait réellement exploser Antoine Elie aux yeux du grand public, c’est son morceau « La rose et l’armure » sortie fin 2018. Un jour, il découvre au studio un de ses collègues jouer la boucle de guitare qui sera après utilisée pour ce single. En même temps, sa relation amoureuse à distance lui donne des idées de paroles. « La rose et l’armure » est née. « Dès le début, j’ai su que je tenais un hit ». C’est une chanson forte que « beaucoup de gens utilisent pour des mariages ou des enterrements ». Le musicien évoque ensuite sa célébrité : « On ne me reconnaît que très rarement dans la rue ».

« Quand mon titre sort et que je l’entends un peu partout, je ne le vois plus de la même manière, c’est excitant »

Antoine Elie à propos de son premier album « Le Roi du silence » : « ce nom vient d’une chanson qui est sur l’album, sur les problèmes de communication de mon enfance. L’idée était de dire, 'je suis le roi de mes silences, je ne suis le maître que des moments où je me tais ». Le chanteur est cependant imperméable à la pression, ce qu’il explique par son côté « un peu gamin ». « Quand mon titre sort et que je l’entends un peu partout, je ne le vois plus de la même manière, c’est excitant ». Le musicien a également fait les premières parties du célèbre chanteur Sting, dont Antoine Elie est un grand fan. « Un jour, il voulait me serrer la main, avec le stress, je n’ai pas vu que c’était lui, j’ai paniqué et je me suis retourné » rajoute-t-il amusé.

« Ma gueule en poster », le prochain album d’Antoine Elie est prêt à sortir, mais aucune date n’est pour l’instant prévue. « Pourquoi ma gueule en poster ? Parce que je considère que ma gueule n’a rien à faire sur un poster, j’adore prendre le contre-pied ».

Écoutez l'émission en podcast


Photo : Fréquence ESJ / Raphaël Bardenat

Derniers articles