Les prix littéraires se vendent-ils mieux ?

Les cinq plus gros prix littéraires sont tous décernés début novembre. Prix Goncourt, Prix Medicis, Prix Femina...  Malgré la reconnaissance des pairs, se vendent-ils mieux en librairie?

Impossible de les rater : les livres primés s'amoncellent dans toutes les librairies. Ils sont mis en avant par les libraires, car pour eux, pas de doute ils se vendent mieux. Yves, responsable de la boutique Les Buveurs d’Encre dans le XIXème, témoigne « un prix contribue à faire augmenter les ventes, après ça dépend du livre et du type de prix. Y’a pas de règle générale si ce n’est le Goncourt qui d’une manière automatique multiplie les ventes.» Selon une étude Gfk, un prix Goncourt s’écoule, en moyenne, à 310.000 exemplaires l’année de l’attribution de son prix. En 2011, L’art français de la guerre, d’Alexi Jenni, a augmenté ses ventes par dix dès l’annonce de sa récompense.

« Actes Sud a réimprimé 150 000 exemplaires du livre de Jérôme Ferrari »

Les prix littéraires sont synonymes d’importantes retombées économiques pour les maisons d’édition. Aurélie Bercoff d’Actes Sud, éditeur du prix Goncourt 2012 explique « c’est un plus pour nous, Actes Sud a réimprimé 150.000 exemplaires du livre de Jérôme Ferrari, après l’attribution de sa distinction.»

« Les prix ne m’influencent pas dans mes achats »

Pour autant, les lecteurs interrogés dans la librairie des Buveurs d’Encre (Paris XIXème) ne se disent pas influencés par les bandeaux. Philippine, 21 ans: « Visuellement c’est vrai que ça peut m’attirer, mais je vais lire la quatrième de couverture. J’ai souvent été déçue par les prix Goncourt notamment.» Pour Clémence, «Il y a trop de prix, et ce n’est pas forcément un gage de qualité». La reconnaissance du grand monde littéraire ne suffit pas à augmenter les ventes. Le nom de l’auteur joue un rôle important. Un auteur méconnu du grand public aura moins de succès.

 

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