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Demis de mêlée : renouveau d’une tradition à la française

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DECRYPTAGE - Après une tournée d'automne en demi-teinte et plusieurs années de ceptions, une question se pose pour les professionnels du ballon ovale comme pour les amateurs, celle de la formation. Souvent au cœur des bats, le tristement célèbre « servoir » français crée polémique, mis à part à un seul poste, celui de demi de mêlée.

Le demi de mêe, ou numéro 9, c'est la « clé du jeu », nous confie Rudolphe Berek, ancien joueur de ProD2. Il dynamise, fait le lien entreavants et trois-quarts, tire son équipe vers le haut, bute parfois. Un match  cevant et c'est toute la cohésion de l'équipe qui s'en ressent.

Alors que les pointures mondiales actuelles se nomment Aaron Smith, Danny Care ou Ben Youngs, chez nous, en France, les jeunes pointent le bout de leur nez. Dans l'Hexagone, terre d'ovalie par excellence, le numéro 9 est la pièce maîtresse de l'équipe. Initiateur du fameux French Flair cher à nos spécialistes, le demi de mêlée français a toujours fait  office de référence dans le paysage rugbystique mondial. Pierre Berbizier,  Fabien Galthié, Dimitri Yachvili ou Jean-Baptiste Elissalde, les « neufs » du XV tricolore ont régné sur l'art de faire des passes et de diriger un jeu  qui n'a jamais cessé d'évoluer. Malheureusement, la relève a eu du mal à  éclore et seul Morgan Parra a su faire figure de titulaire quasi indiscutable après la retraite internationale du Yach en 2014. Le  clermontois connaît depuis plusieurs mois voire années – quelques moments difficiles et des pépins physiques, qui l'éloignent de son ancien  niveau international. C'est alors qu'on a vu sous l'ère Saint-André se relayer Sébastien Tillous-Bordes, Jean-Marc Doussain ou encore Maxime Machenaud, avec plus ou moins de réussite mais surtout un amer goût de vide pour les fans tricolores.

L’espoir Serin

Aujourd'hui, c'est toujours Maxime Machenaud qui tient la corde pour la  place de titulaire, mais celle-ci semble de plus en plus compromise... La  faute à l'arrivée entre autres de Baptiste Serin, 22 ans, qui chamboule la hiérarchie établie. Après une tournée argentine pour s'aguerrir, son entrée tonitruante face aux All Blacks le 26 novembre dernier (chistera décisive, 100% au pied, vitesse d'exécution...) semble confirmer les espoirs placés en lui. Le landais incarne un jeu 2.0 (ou un retour en arrière, question depoint de vue), fait de vitesse, d'audace et de mouvement.

Cependant, Baptiste Serin ne s'affiche pas comme la seule tête de gondole de la nouvelle garde française au poste. Derrière lui, Antoine Dupont commence à occuper les petits papiers du sélectionneur avec de plus en plus d'insistance, grâce notamment à des performances XXL avec son club de Castres, l'équipe des moins de 20 ans ou les Barbarians tout récemment.  On pourrait rajouter des noms à cette liste de jeunes joueurs talentueux (Lesgourgues, Irribaren, Retière…), mais tout porte à dire que l'avenir  français à ce poste à de beaux jours devant lui. Ne reste plus qu'à trouver  un collègue adéquat à l'ouverture, et, comme le dirait Shakespeare, là est tout l’embarras.

Photo Sud Ouest

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