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Le Onze de la Coupe du monde

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FOOTBALL - La Coupe du monde 2018 s'est achevée par un succès de l'Equipe de France, qui rentre au pays avec une deuxième étoile, la première glanée hors de ses terres. La rédaction de Fréquence ESJ vous propose son Onze type des joueurs les plus performants tout au long des 64 matchs de la compétition.

 

Gardien de but : Thibaut Courtois (Belgique)

A défaut d'être bon perdant, le gardien belge peut se vanter d'avoir réalisé une Coupe du monde pleine. Le portier de Chelsea, 3ème de cette compétition avec son pays, a été une véritable muraille, repoussant avec fermeté les nombreux assauts adverses. Les quelques buts qu'il a encaissé (six en tout) ne sont pas de sa responsabilité, comme la tête à bout portant de Samuel Umtiti en demi-finale.
On aurait également pu citer Jordan Pickford (Angleterre), solide tout au long de la compétition, Danijel Subasic (Croatie), excellent durant la séance de tirs au but face au Danemark en huitièmes de finale mais trop passif face aux Bleus, ou encore Hugo Lloris, qui paye sa bourde face à Mandzukic malgré une compétition exceptionnelle.

Latéral gauche : Lucas Hernandez (France)

Prononcez Louca (il y tient). Totalement inconnu avec les Bleus avant le début de la compétition, le défenseur de l'Atlético Madrid a su tenir son rang durant la Coupe du monde. Parfois fébrile défensivement, il a été un immense atout offensif, compensant par moments le manque de technique de Blaise Matuidi, positionné sur son côté gauche. Il est notamment impliqué sur deux buts lors de France-Argentine (4-3) en huitièmes de finale, et passeur décisif pour Kylian Mbappé en finale (4-2). Une solide prestation.

Défenseur central : Raphaël Varane (France)

Que dire de Raphaël Varane. Le vice-capitaine des Bleus a été étincelant durant ce Mondial. Déjà vainqueur de la Ligue des champions avec le Réal Madrid cette année, il devient le quatrième joueur a réaliser le doublé avec la Coupe du monde (Christian Karembeu en 1998, Roberto Carlos en 2002 et Sami Khedira en 2014 l'ayant précédé).

Solide dans ses interventions, notamment aériennes, Varane a même inscrit un but en quarts de finale contre l'Uruguay (2-0). De la tête, comme celle qui n'avait pas réussi à gêner l'Allemand Matt Hummels en 2014, au même stade la compétition. Un beau symbole.

Défenseur central : Thiago Silva (Brésil)

Le défenseur du Paris Saint-Germain avait un titre de meilleur défenseur à reconquérir. S'il ne retrouvera probablement jamais ce statut, « O Monstro » a été le patron de la défense brésilienne, orpheline de Dani Alves et Danilo. L'ancien capitaine de la Séleçao a été impérial dans les duels. A l'arrivé, le Brésil n'a encaissé que trois buts durant la compétition, et le doit en grande partie à Thiago Silva. L'ancien défenseur de l'AC Milan a même inscrit de la tête un but « 100% parisien » face à la Serbie, sur un service de son coéquipier Neymar. A 33 ans, il confirme qu'il n'est pas encore à la retraite.

Latéral droit : Kieran Trippier (Angleterre)

Positionné tout à droite du 3-5-2 de Gareth Southgate, Kieran Trippier est l'une des révélations de cette Coupe du monde. A 27, celui qui ne connaît la sélection anglaise que depuis 2017 a été rayonnant, aussi bien dans son repli défensif que dans son apport offensif. Si l'Angleterre a atteint le dernier carré de la compétition, elle peut en partie remercier le défenseur de Tottenham. Le numéro 12 a même inscrit son premier but pour les Three Lions, sur coup franc, en demi-finale face à la Croatie, offrant à tout un peuple un espoir de finale jamais vu depuis 1966. Un espoir hélas brisé en fin de match (défaite 2-1 après prolongations).

Milieu défensif : N'Golo Kanté (France)

« Il est petit, il est gentil, il a stoppé Léo Messi ». Tout est dit dans ce chant de supporters imaginé sur l'air de la chanson de Joe Dassin. Le timide joueur de Chelsea s'est une nouvelle fois révélé au monde, après l'avoir déjà fait une première fois lors de l'exploit de Leicester, champion d'Angleterre en 2016. Infatigable, l'homme aux 18 poumons (chiffre à confirmer, on ne les a pas encore tous comptés), a été la sentinelle tant attendue par l'Equipe de France. Toujours présent à la récupération et à la relance, l'ancien joueur du SM Caen a éteint Lionel Messi en huitièmes de finale, avant d'être tout aussi présent face à l'Uruguay et la Belgique. Seule ombre au tableau, sa finale ratée contre la Croatie, durant laquelle il est à l'origine de la faute amenant l'égalisation. Une faute qui lui coûtera un carton jaune très tôt dans la partie (27') et une sortie tout aussi précoce (55').

Milieu défensif : Paul Pogba (France)

Impossible de citer Kanté sans parler de son coéquipier au milieu de terrain, Paul Pogba. Il se savait attendu, il n'a pas déçu. Décevant, à l'image de son équipe, en phase de poule, le milieu de Manchester United a haussé son niveau de jeu pour se positionner en leader tant espéré. Principal artisan du « Balance loin devant sur Mbappé », il a été rayonnant dans les duels, en remportant 58, plus haut total de la compétition. Telle une cerise sur le gâteau, l'ancien turinois a inscrit un but en finale, en étant à l'origine et à la conclusion de l'action. Du grand Pogba sur le terrain, celui que tout un peuple attendait depuis (trop?) longtemps.

Milieu offensif : Luka Modric (Croatie)

Il n'a pas été élu meilleur joueur de la compétition par hasard. Déjà maître à jouer du Real Madrid, avec lequel il a remporté la Ligue des champions cette saison, le Croate a été le leader technique de son équipe. Buteur face au Nigéria (2-1) et contre l'Argentine (3-0) en phase de poule, Modric a fait étalage de tout son talent tout au long de la compétition, même quand ses partenaires ont accusé le coup en phase finale. Malgré un penalty manqué contre le Danemark en toute fin de match qui aurait pu coûter cher, l'ancien joueur de Tottenham a été presque parfait. 439 passes réussies sur 523 tentées, et une offrande transformée en finale. Un palmarès brillant que le joueur aurait bien volontiers remplacé contre une victoire face aux Bleus. Mais le Ballon d'or n'a jamais semblé aussi proche.

Ailier gauche : Eden Hazard (Belgique)

Sur la deuxième marche du podium des meilleurs joueurs de la compétition, Eden Hazard est l'un des rares grands joueurs a avoir répondu présent. Le capitaine Belge a mis du temps à se mettre en marche, mais a été dans tous les bons coups dès la phase finale. Homme du match face au Japon (3-2), l'attaquant de Chelsea a réalisé un match dingue face au Brésil, rappelant Zinédine Zidane au même stade la compétition, face au même adversaire, en 2006. En demi-finale, il a fait souffrir comme jamais Benjamin Pavard. Le danger est souvent venu de son côté. Il marque lors du match pour la troisième place contre l'Angleterre (2-0), comme pour achever une toile de maître.

Ailier droit : Kylian Mbappé (France)

Et il n'a que 19 ans. Le jeune joueur du Paris Saint-Germain a disputé l'intégralité de la compétition avec une agaçante facilité. Buteur en phase de poule contre le Pérou (1-0), il récidive en inscrivant un doublé mémorable contre l'Argentine (4-3), peu après avoir été flashé à 32 km/h et avoir obtenu un penalty. Plus discret jusqu'en finale, il reste une menace permanente pour ses adversaires, qui lui collent souvent deux ou trois défenseurs dès qu'il s'approche un peu trop près du ballon. Auteur d'une talonnade géniale en demi-finale, il marque le quatrième but face à la Croatie, devenant le deuxième plus jeune joueur à inscrire un but en finale d'une Coupe du monde, juste derrière... le roi Pelé. A même pas 20 ans, Mbappé pose les bases.

Avant-centre : Olivier Giroud (France).

Non, on plaisante.

Avant-centre : Edinson Cavani (Uruguay)

Edinson Cavani n'est pas le meilleur buteur de la compétition. Il n'a marqué que trois buts en quatre matchs, soit trois de moins qu'Harry Kane, goleador de cette édition 2018. Mais qu'il est bon de voir jouer l'Uruguayen.

Infatigable, l'attaquant du Paris Saint-Germain est un exemple. Associé au barcelonais Luis Suarez en attaque, il a été dans tous les bons coups. Récompensé d'un but lors du troisième match de poule contre la Russie (3-0), il qualifie presque à lui tout seul son pays face au Portugal en huitièmes (2-1) en inscrivant un doublé. Sa sortie sur blessure a placé tout le pays dans un coma artificiel, jusqu'à l'annonce de son absence pour le quart de finale contre la France. Cette absence, justement, est l'un des principaux facteurs de l'élimination des siens. Toujours aussi précieux, face au but et dans son repli défensif.

 

Remplaçants : Hugo Lloris (France), Toby Alderweireld (Belgique), Blaise Matuidi (France), Ivan Rakitic (Croatie), Antoine Griezmann (France), Romelu Lukaku (Belgique).

 

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