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Brésil – Belgique : l'heure des preuves

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AVANT-MATCH - Ce soir à 20h, le Brésil et la Belgique se disputeront la deuxième place qualificative pour les demi-finales de la Coupe du monde 2018. En cas de victoire, les belges atteindraient ce stade pour la première fois depuis 1986, leur record dans la compétition.

 

Cette rencontre entre le Brésil et la Belgique pourrait bien être la première à opposer deux favoris à la victoire finale. Qu'on le veuille ou non, qu'on accepte de le voir ou pas, ces deux équipes sont au rendez-vous. Peut-être pas de la plus belle des manières. Mais elles sont là. Le Brésil, malgré une phase de poule poussive par moments, et toujours en place. Son huitième de finale gagné contre le Mexique (2-0), l'a une nouvelle fois prouvé. Sans être brillant, le Brésil assure. Et de nombreux observateurs avisés du ballon rond voient les hommes de Tite ramener une sixième étoile en Amérique du Sud. 

Le Brésil, c'est cette équipe à l'attaque de rêve. Cette équipe qui danse le football, même quand Neymar ne tombe pas. Cette équipe efficace devant, mais qui ne néglige pas pour autant sa défense. La paire Miranda-Thiago Silva respire la sérénité. Et le Parisien Marquinhos, pressenti pour démarrer la rencontre au milieu de terrain, lui le défenseur central, pourrait contribuer à ce calme. 

Cette montagne brésilienne, il va falloir la grimper. La Belgique peut-elle être le Christopher Froome (sans ventoline) de la Coupe du monde ? Oui et non. Oui, parce que la Belgique représente tout ce que le Brésil n'aime pas. Une attaque de feu, emmenée par des joueurs de talent comme Lukaku ou Hazard, qui aime quand le ballon fuse sur la pelouse. Le Brésil, pour la première fois de la compétition, pourrait bien se faire bouger. Et si les copains de Coutinho n'ont pas eu de mal contre des sélections de leur continent, comme le Costa Rica ou le Mexique, ils ont eu plus de difficulté à dompter les Suisses (1-1). L'Europe comme cauchemar ? Lors de ses deux dernières rencontres dans une phase finale de Coupe du Monde contre des équipes européennes, le Brésil affiche un mauvais bilan : deux défaites, un but inscrit, dix encaissés. Mais la Belgique est un peu le Paris Saint-Germain des équipes nationales. Plein de jolis noms, un statut, au pire d'outsider, au mieux de favori, pour des résultats très moyens. La génération de Bruyne n'a jamais dépassé les quarts, cédant contre l'Argentine en 2014 et face au Pays de Galles lors de l'Euro 2016. Un palier doit être dépassé par cette équipe, qui s'est fait peur contre le Japon en huitièmes (3-2 après avoir été mené 2-0). Et sa défense, très sensible par moments, risque de loucher un coup en voyant arriver Neymar et ses copains.

Le match dans le match : Neymar – Hazard

C'est dans ce genre de matches que les stars doivent briller. Très performant quand il tient debout, Neymar porte à bout de bras son pays, avec notamment un but et une passe décisive en huitièmes de finale. Le Brésilien est en forme, et quand il ne pense à imiter un palet de curling sur la pelouse, il est dévastateur. Très compliqué d'imaginer l'inquiétante défense belge bloquer le joueur parisien. 

Eden Hazard, moins en vue dans une équipe moins dépendante d'un seul joueur, aura lui aussi sa carte à jouer. Le joueur de Chelsea est en revanche incapable d'assurer lors d'un grand rendez-vous depuis que la planète a découvert l'ancien lillois. Auteur de deux buts et de deux passes décisives depuis le début de la compétition, Hazard grandit. Il serait temps de le prouver.

 

Le prono de la rédaction : Brésil 4 – 3 Belgique (après prolongations).

 

Photo : AFP.

 

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