Ligue 1 : la fusée, la locomotive et quelques wagons

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FOOTBALL - Après quatre journées et une très internationale, le champion de France et son dauphin sont les deux seules équipes à compter quatre victoires en autant de matches. La suite d'une saison 2016-2017 entre deux géants ? Possible.

 

Après un mercato très agité, la Ligue 1 Conforama a repris ses droits il y a un mois. Après quatre journées, le constat est clair : l'AS Monaco et le Paris Saint-Germain semblent repartis sur des bases astronomiques. Pendant que le club de la capitale signe le prodige brésilien Neymar et empile les buts (14 en quatre journées), l'AS Monaco suit sans mal, massacrant au passage l'Olympique de Marseille (6-1 ce dimanche). Au classement, les deux équipes pointent déjà en tête, et semblent parties pour y rester.
Derrière, les jeux sont très ouverts. D'un côté, l'Olympique Lyonnais parait le mieux armé pour récupérer la troisième place à l'issue des 38 journées. Ses principaux concurents (l'OM, l'OGC Nice et le LOSC) ont pour l'instant raté les premières marches. Le champion Project à l'arrêt des marsellais, le recrutement intéressant mais insuffisant des aiglons et l'alchimie Bielsa qui ne prend pas dans le nord, seront des indicateurs de cette saison 2017-2018.

Ventre "mou", vraiment ?

Mais rien ne dit que les six premiers rangs soient promis à ces équipes. L'AS Saint-Etienne d'Oscar Garcia est métamorphosé depuis le début de la saison et pourrait bien tutoyer les sommets. Derrière, les Girondins de Bordeaux et le FC Nantes peuvent compter sur quelques atouts. Le Brésilien Malcom pour les Bordelais, et le coach italien champion d'Angleterre avec Leicester Claudio Ranieri pour les Canaries. Très performant depuis son arrivée dans l'élite en 2015 avec notamment une finale de Coupe de France perdue face au PSG cette année, Angers ne semble pas en mesure de jouer les hauts de tableau, mais devrait passer une saison tranquille.

Du côté des habitués, on retrouve Toulouse, le Stade Rennais, Montpellier ou encore Guingamp. Ces quatres formations, qui ont vécu un été plutôt tranquille, auront du mal à jouer les hauts de tableau, mais ne semblent, eux non plus, pas en mesure de craindre une éventuelle relégation.

Qui pour la relégation ?

Parmi les promus, seul le RC Strasbourg paraît capable de tenir tête aux autres formations de l'élite. Une défaite encourageante face à Guingamp ce samedi pourrait bien lancer la saison du champion de Ligue 2 en titre. Saison aux allures de cauchemar annoncé pour le FC Metz, déjà lanterne rouge avec quatre défaites en autant de rencontres. 

Habitué à faire l'ascenseur, l'ESTAC tient bon pour le moment avec 4 points enregistrés. Ces unités déjà engendrées pèseront dans la balance lors des ultimes journées. Mais Troyes, au même titre que Caen, sauvé lors de l'ultime rencontre la saison passée, a trop souvent alterné la Ligue 1 et la Ligue 2 pour être (déjà) en confiance.
La présence de ces équipes dites plus "abordables" pourrait jouer en faveur de Dijon. La deuxième pire défense de Ligue 1 (10 buts encaissés en quatre journées, seul Toulouse a fait pire) devrait pouvoir compter sur une vive concurrence en bas du classement pour séjourner une saison de plus en Ligue 1. Enfin, Amiens, qui a célébré la première victoire de son histoire en Ligue 1 face à Nice samedi (3-0), pointe déjà à la 18e place, synonyme de barrage. Une position que les Amiénois auront du mal à quitter. Réponse le 19 mai.

Le pronostic de la rédaction

Paris Saint-Germain 
 2 AS Monaco
 3 Olympique Lyonnais
 4 Olympique de Marseille
 5  OGC Nice
 6 LOSC
 7 AS Saint-Etienne
 8 Girondins de Bordeaux
9 FC Nantes
10 Angers
11 Toulouse FC
12 Stade Rennais
13 Montpellier
14 EA Guingamp
15 RC Strasbourg
16 Dijon FC
17 SM Caen
18 ESTAC
19 FC Metz
20 Amiens