Amstel Gold Race : la surprise Gasparotto

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1955840 photo-1334511635302-1-0_640x280CYCLISME - L’italien Enrico Gasparotto remporte la 47e édition de la classique néerlandaise. Le coureur d’Astana devance au sommet du Cauberg le belge Dennis Vannendert (Lotto Belisol) et le slovaque Peter Sagan (Liquigas).

On attendait Philippe Gilbert, la délégation espagnole ou encore l’équipe Rabobank toujours imprévisible sur ses routes. La victoire est finalement revenue à un coureur que l’on n’attendait pas ou plutôt que l’on n’attendait plus. A 30 ans, Gasparotto fait parti de ces cyclistes à qui l’on promettait un avenir radieux et qui se sont perdus en chemin. En 2005, pour sa première saison professionnelle, le transalpin frappe fort. Une étape du Tour de Catalogne et surtout un titre de champion d’Italie font de lui la nouvelle perle du vélo italien. Mais le coureur alors à la Liquigas va tarder à confirmer, enchaînant plus de places d’honneur que de victoires. En 2010, il rejoint Alberto Contador et l’équipe Astana où il décroche un succès dans Tirreno-Adriatico et une troisième place dans… l’Amstel Gold Race.

Gilbert impuissant

Mais avec un palmarès vierge depuis deux ans, l’italien ne faisait pas figure de favori au départ de la 47e édition de la classique ardennaise.  Les espagnols Joaquim Rodriguez, Valverde ou encore le champion olympique Samuel Sanchez faisaient figures d’épouvantails tant leur début de saison fut prometteur. Et que dire du belge Philippe Gilbert, double tenant du titre et véritable cannibale du calendrier l’an dernier avec plus de 20 succès. Mais l’Amstel a su réserver un scénario aussi atypique que son parcours. Les routes toujours plus étroites et les côtes toujours plus pentues ont abouti à une course très nerveuse et le triple champion du monde espagnol Oscar Freire a cru avoir course gagnée lorsqu’il s’échappa du peloton des favoris à huit kilomètres de la ligne d’arrivée.  C’est alors Gilbert qui dut faire l’effort dans la dernière difficulté du jour, le Cauberg. Mais le belge plaça son accélération trop tôt et se fit déborder dans les derniers hectomètres par un trio composé de Gasparotto donc, Sagan et Vannendert. L’italien signe là son succès le plus prestigieux en carrière et ambitionnera un doublé dès mercredi sur la Flèche Wallonne.

Les regrets de Voeckler

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Côté français, le jeune Romain Bardet, 21 ans, a été le principal animateur de la journée. Présent sur le devant de la scène toute la course, le briviste a démontré tout son panache, et le second du dernier Liège-Bastogne-Liège espoir à révélé l’ampleur de son potentiel. Thomas Voeckler (Europcar) a, quant à lui, réalisé une nouvelle grande performance. Cinquième sur la ligne, le français aurait même pu aspirer à mieux. Gêné à 400 mètres de la ligne par la chute de Damiana Cunego, Voeckler a été contraint de faire un terrible écart, ce qui a définitivement compromis ses chances de victoire. En grande forme, le français a néanmoins pris ses repères à six mois des Championnats du monde qui auront lieu sur ses mêmes routes néerlandaises, aux environs de Maastricht.

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