Rassemblement de la dernière chance pour Benoit Hamon à la République

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PRESIDENTIELLE/MEETING - À quatre jours du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat du parti socialiste a tenu hier soir son dernier grand meeting place de la République à Paris.

Ils étaient près de 20 000 ce soir venus soutenir Benoit Hamon place de la république selon les organisateurs. Un chiffre conforme aux attentes de l’équipe du candidat socialiste. Pourtant difficile de ne pas comparer avec son concurrent de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui avait affirmé avoir rassemblé 130 000 personnes au même endroit il y a un mois. Cette participation en demi-teinte reflète la difficulté qu’a Benoit Hamon à rattraper le quatuor de tête dans les sondages. L’objectif dans cette dernière ligne droite était donc clair, montrer que rien n’est joué et que la victoire est encore possible.

Des soutiens en nombre

Autour de Benoit Hamon, ses principaux soutiens étaient présents. La maire de Lille Martine Aubry, mais aussi les ministres Najat Vallaud-Belkacem, Emmanuelle Cosse et Thierry Mandon. Contrairement à son meeting de Bercy, l’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira n’était pas présente, mais elle avait tout de même enregistré un message vidéo diffusé sur les écrans géants de la place de la République. Avant le discours les économistes Thomas Piketty et Julia Cagé, se sont exprimés sur la viabilité du programme de Benoit Hamon. La philosophe Sandra Laugier, s’est également exprimée sur la démocratie continue.

"Eviter un cauchemar pour la France"

Benoit Hamon a enfin pris la parole peu après 19h, pour 45 minutes de discours entouré par ses soutiens. Il a rappelé sa vision d’une société plus égalitaire et égrené les principaux points de son programme (revenu universel, Europe, transition écologique…) acclamé par une marée de drapeaux tricolores, européens et d’Europe Ecologie Les Verts. Le candidat socialiste n’a également pas manqué de tacler ses adversaires. Emmanuel Macron, sans le nommer, en critiquant le « marketing politique », mais aussi Marine Lepen et François Fillon notamment sur leur rapprochement avec Vladimir Poutine. Le candidat socialiste a finalement affirmé « ne pas appeler à un vote utile », mais « à être libre d’un vote de conviction et d'adhésion ». Un message aux nombreux indécis, mais aussi à ses électeurs tentés par Emmanuel Macron ou Jean-Luc Mélenchon. Les deux candidats qui le devancent très largement dans les sondages.

Une sécurité renforcée

Dans le contexte de menace terroriste après l’arrestation hier à Marseille de deux hommes soupçonnés de préparer un attentat, le dispositif de sécurité a été renforcé. Des plots en bétons et des barrières ont été installés tout autour de la place pour sécuriser la foule. L’accès était également filtré par les forces de l’ordre qui contrôlaient toutes les entrées. En complément de ce dispositif, plus de 200 personnes du service d’ordre du parti socialiste ont été mobilisées. 

Photo : Martin Juret/Fréquence ESJ

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