Débat présidentiel : les notes des onze joueurs

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DÉBAT/2017 – Pour la première fois de l’histoire de la République française, l’ensemble  des candidats à la présidentielle était réuni sur un même plateau de télévision pour débattre. Pas facile de se faire entendre, mais certains ont su s’en sortir… Et même se révéler. 

Le onze de départ a été sélectionné par le conseil constitutionnel en mars dernier pour représenter l’équipe de France à la présidentielle. Mais un seul candidat sera nommé capitaine de l’équipe par la population. Pour faciliter, ou non, leur choix, les Français ont pu assister à un débat à onze, parfois houleux, un peu technique mais aussi dynamique grâce à quelques petites phrases. Retour sur les performances individuelles.

Le gardien de but, Marine le Pen (4/10) : Elle a reçu des coups de toute part. Parfois à l’aise mais souvent déstabilisée, la présidente du Front National a su se montrer convaincante dans ses sujets de prédilection tels que le terrorisme et l’immigration. Le reste nous a laissé sur notre faim.

Latéral gauche, Jacques Cheminade (0,5/10) : La légende du football amateur dit que l’on place le plus mauvais joueur au poste de latéral gauche.

Défenseur central, François Fillon (5/10) : Une note moyenne pour une prestation moyenne. Le candidat de la droite n’a pris aucun risque et s’est montré fidèle à sa ligne en défendant un programme rigoureux en s’efforçant de tenir une attitude présidentielle. Il comptait surtout sur les erreurs de ses adversaires. 

Défenseur central, Emmanuel Macron (3/10) : Le leader d’En Marche s’est montré très discret dans ce débat. Aucune offensive, simplement des faits et un peu de fond. À force de jouer la sécurité, le candidat pourrait perdre une partie de son matelas d’avance dans les jours à venir.

Latéral droit, Jean Lassalle (3,5/10) : Parfois à l’offensive, parfois farceur, parfois sérieux, parfois naïf, parfois taquin, parfois sensible. Il a joué toutes ses cartes pour convaincre l’électorat de l’emmener au second tour. Plutôt intéressant mais un peu tard.

Milieu récupérateur, François Asselineau (3/10) : Le plus grand inconnu de cette campagne a su nous rappeler qu’il maitrisait parfaitement le moindre alinéa du moindre paragraphe du moindre article du moindre traité. Preuve de sérieux mais pas sur que cela suffise à convaincre. 

Milieu récupérateur, Nicolas Dupont Aignan (2/10) : On attendait de la bravoure digne d’un homme capable de quitter un 20h en plein direct. Que nenni. Le candidat de Debout la France s’est montré très sobre… Voire un peu trop. 

Milieu offensif, Philippe Poutou (6/10) : Une bonne note pour la forme, pas le fond. Le candidat NPA a crevé l’écran grâce à ses attaques contre Marine le Pen et « l’immunité ouvrière ». Peu d’idées dans son programme mais une opération de communication bien ficelée à moins de trois semaines du scrutin.

Ailier gauche, Nathalie Arthaud (3/10) : La candidate communiste est restée fidèle à elle-même en défendant les travailleurs même… pendant les questions sur le terrorisme. On comprend rapidement son manque d’implication dans les autres thématiques mais elle le dit elle-même : Elle n’est pas candidate pour gagner.

Ailier droit, Benoit Hamon (2,5/10) : On ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir tenté. Il a même voulu se faire porte-parole de ses camarades lorsque le temps de parole était plus qu’inégal entre les candidats. Mais le socialiste a eu beaucoup de mal à se faire entendre. Le geste était beau, ne manquait que la finition.

Avant centre, Jean-Luc Mélenchon (6/10) : Il peut être considéré comme le vainqueur du débat par défaut. Fidèle à sa ligne, il sait mêler le fond et la forme face à n’importe quel adversaire. Surement insuffisant pour briguer une place au second tour mais il est en train de se faire une formidable publicité pour les législatives.

Photo : ABACA

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