Jean-Frédéric Poisson : "j’ai tenu l’engagement de soutenir le vainqueur de la primaire, je le fais"

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INTERVIEW/VIDÉO - Soutien indéfectible de François Fillon après sa défaite lors de la primaire de la droite et du centre, Jean-Frédéric Poisson était l'invité de Fréquence ESJ et TV Agri lundi 27 février au salon de l'Agriculture. Sa présence Porte de Versailles a été une opportunité pour le président du Parti chrétien-démocrate de revenir sur l'actualité et sa vision de l'agriculture.

Y a-t-il encore une place pour l’agriculture en Île-de-France ? Pour Jean-Frédéric Poisson, il s’agit « d’assurer la souveraineté alimentaire mais aussi la biodiversité et l’ingénierie ». Un métier d’avenir pour lui donc, pour une région qui se positionne au sommet du podium du PIB agricole en France. Les agriculteurs doivent pouvoir « vivre de leur métier », et pour cela, celui qui a récolté 1,5% des voix à la primaire de droite et du centre, explique qu'il faut « trouver un équilibre dans la protection des terres agricoles » entre « emploi local, agriculture et habitations », mais aussi permettre aux jeunes agriculteurs d’investir, « chose impossible aujourd’hui pour cause de prix du foncier trop élevé ». Enfin, il dénonce cette habitude politique de « se plaindre des difficultés agricoles d’un côté, lorsque l’on signe le CETA de l’autre ». Le CETA qui menace de réduire les garanties de protection de l’agriculture locale.

« J’ai tenu l’engagement de soutenir le vainqueur de la primaire, je le fais »

Pour lui, le projet filloniste est le « meilleur », et le seul qui pourra permettre « une baisse des charges pour les entreprises ». Concernant le "PenelopeGate", Jean-Frédéric Poisson préfère habilement botter en touche. Enfin, quand, de son côté, François Fillon dénonce « un climat de quasi guerre civile », le président du PCD le rejoint en tout point, évoquant les événements de ces derniers jours en banlieue, entre autres.

Il revient aussi sur les déboires judiciaires de Marine Le Pen : « elle ne doit pas dire à la justice si elle doit continuer à faire son travail ou pas. Les Français sauront faire la différence ».

L’ex-candidat a ensuite répondu avec clarté sur la reconnaissance de l’Etat Palestinien. Lui qui n’avait pas signé cette dernière au Parlement, a cependant conforté sa position favorable sur la création d’un état palestinien, tout en jugeant que c’est « au président de le faire et prendre ses responsabilités, pas aux parlementaires ».

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A travers champs - 27-02-17 - Aurore Bergé et... par FrequenceESJ

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