Gérard Filoche : « Marine Le Pen, c’est le fascisme et la destruction »

gerard-filoche-2016-photo-FESJ-lucas-pierre.png

INTERVIEW/AUDIO - Mardi 10 janvier, sur Fréquence ESJ et Air Show, l’émission « 2017 l’invité » a reçu Gérard Filoche, ancien militant d’extrême gauche. Celui qui a été prétendant à une candidature à la primaire de la gauche mais a vu son dossier rejeté par la Haute autorité, n'a pas mâché ses mots concernant Manuel Valls et Marine Le Pen.

« Pendant mai 68, j’ai vraiment vu les gens se transformer, c’était nuit debout, avant Nuit debout », militant depuis son plus jeune âge, Gérard Filoche se remémore ses souvenirs d’homme engagé au coeur de la gauche. Désormais, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la société et les entreprises, et pour lui, ce sujet manque cruellement dans le programme des candidats à la primaire de la gauche, qui ne l’abordent pas ou très peu.

Très actif sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, Gérard Filoche n’hésite pas à écrire ce qu’il pense sur son compte, n’en déplaisent à certains. Le sujet principal oublié dans les débats, selon lui, est le SMIC : « un salaire bloqué qui ne permet pas aux personnes de vivre convenablement ». Mais la question qui revient de nombreuses fois pendant l’interview est, qui va-t-il soutenir lors du 22 janvier prochain ? Son doute se porte sur Arnaud Montebourg ou Benoit Hamon. Voilà ses deux favoris. En cas d’échec de la gauche, pour lui il est impensable de choisir entre François Fillon, candidat LR et Marine Le Pen, candidate du Front national.

« Marine Le Pen, c’est Hitler, c’est le fascisme, c’est la destruction et la guerre civile en France. »

Tricheries et mensonges, quand le sujet de Marine Le Pen est abordé, Gérard Filoche s’emporte et dénigre haut et fort le parti dont elle est la présidente. Mais ce n’est pas la seule candidate pour les présidentielles à qui il s’en prend.

L’ex-Premier ministre, Manuel Valls est lui aussi dans sa ligne de mire. « 1 300 000 chômeurs en plus, 41 milliards au CICE, aux entreprises, la déchéance de nationalité coute que coute, voilà ce qu’est Valls. » Il l’affirme, si la France va si mal aujourd’hui, la faute est uniquement celle de Manuel Valls. La loi travail et le 49.3 l’ont menée à sa perte. « Personne ne veut de quelqu’un qui nous impose ses décisions par la force ». Et lorsque François Hollande est évoqué, le premier mot qui lui vient est l’empathie. Gérard Filoche est catégorique, il s’est entouré des mauvaises personnes qui l’ont fait (volontairement ?) chuter, et ce qui explique, pour lui, son renoncement à la primaire de la gauche.

Gérard Filoche se positionne concernant la réduction du temps de travail et la répartition des richesses. Pour lui, une chose est sûre, « le travail est une comète en expansion infinie », il y en a partout et pour tout le monde. 

Photo Fréquence ESJ/Lucas PIERRE

PODCAST


Derniers articles

Dernières vidéos