À Paris, Benoit Hamon dévoile quelques grandes lignes de campagne

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MEETING/2017 – Au gymnase Japy, dans le XIe arrondissement de Paris, Benoit Hamon s’est exprimé devant plusieurs centaines de personnes. L’occasion d’en savoir plus sur les grands axes de campagne du socialiste. 

Pas facile de voir Benoit Hamon ! La presse s’est déplacée en masse pour observer le candidat à la primaire socialiste au point de ne plus avoir de badges. Pas de panique, une imprimante et quelques dizaines de feuilles A4 font l’affaire. Une scène cocasse pour l’organisation d’un candidat qui se veut le plus écologiste des socialistes. Et ce candidat, il mobilise. Loin des 15000 personnes venues voir Emmanuel Macron samedi dernier, il a tout de même su remplir le gymnase Japy au sol et à l’étage. Près d’une semaine après son passage dans « l’émission politique » sur France 2 où 63% des sympathisants de gauche l’avaient jugé « convaincant », Benoit Hamon surfe sur une nouvelle popularité. En plus des militants, de nombreux députés, majoritairement de province, ont fait le déplacement pour le candidat socialiste. « Un mercredi, ce n’est pas très difficile de venir pour eux… » entend-on dans la salle, faisant référence à la séance des « questions au gouvernement » hebdomadaire à l’Assemblée Nationale. Premier succès auprès des siens pour celui qui veut faire « battre le cœur de la France ».

« Ça me fait mal de le dire mais j’ai participé au quinquennat »

Ce meeting était aussi, et surtout, l’occasion de présenter les grandes lignes de campagne avant le premier tour de la primaire socialiste, le 22 janvier prochain. Le premier thème abordé devait être la transition énergétique mais suite aux événements d’Alep, Benoit Hamon décide de se lancer sur les sujets d’immigration et de politique extérieure. Il propose alors de créer « un visa humanitaire » pour les migrants afin qu’ils aient un statut à part tout en taclant l’ancien Premier ministre Manuel Valls dont il a « honte » quant à sa politique d’immigration. Autre thème majeur du discours : le travail. Ce weekend, Emmanuel Macron déclarait qu’il était « le candidat du travail ». L’ancien ministre de la consommation lui répond avec une mesure puisqu’il souhaite « abroger la loi travail ». Il en profite pour taquiner son adversaire : « Je n’ai pas prévu d’écarter les bras ce soir » ce qui ne manque pas de faire rire la salle. Pas de doute, nous sommes en pleine campagne présidentielle.

Photo : Baptiste Denis/Fréquence ESJ

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