Bruno Gollnisch : « le vagabondage sexuel est une des causes du sida »

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INTERVIEW/VIDEO - Ce mardi 6 décembre, sur Fréquence ESJ et Air Show, l’émission « 2017 l’invité » a reçu Bruno Gollnisch, député européen et membre du bureau politique du Front national. Durant l’entretien, il est revenu sur les polémiques actuelles, l’Europe ainsi que l’actualité politique du pays.

« Je t’aime moi non plus ». Cette fameuse relation, à la mode dans l’opinion publique, entre les médias et le Front national, « n’est pas vraie », selon Bruno Gollnisch. Il assure d’emblée : « quand les micros des journalistes se tendent, nous répondons volontiers ». Ce qui ne l’empêche guère de répondre à des interviews de journalistes qui lui sont hostiles, ou de médias qui ne l’ont pas forcément soutenu lors de sa campagne pour la présidence de son parti en 2011.

Le député mentionne le Front national, auquel il appartient depuis plus de 30 ans, « un parti beaucoup plus important que mes ambitions personnelles ». Interrogé sur une éventuelle primaire de l’extrême droite, il précise fermement que « ce n’est pas un parti extrémiste ». À ce propos, il en profite pour faire part de son désarroi face à cette diabolisation du Front national : « quand de Gaulle instaurait le suffrage universel, c’était un contact direct entre l’homme politique et le peuple », balayant alors l’idée de mettre en concurrence plusieurs ténors du FN pour la présidentielle. Cette idée de « partis politiques », il l’a prétend révolue, dépassée, « contrairement au Front national, une formation cohérente qui ne veut que restaurer un Etat protecteur ainsi que les libertés économiques ». En fait, cette idée de partis politiques, il l’étend jusqu’au sujet de l’Union Européenne, qui continue à le décevoir, tant son idéologie va à l’encontre des siennes. « Nous ne voulons plus de cette situation : ce soi-disant super-Etat européen et mondialiste qui perdure dans l’échec. Sans oublier ses tenants ridicules qui ne font qu’accroître un aspect dévastateur sur nos valeurs européennes ».

« La prévention a furieusement tendance à banaliser la sexualité »

Au-delà des retranchements politiques et économiques, c’est l’aspect sociétal qui a véritablement enflammé le débat. C’est en partant du film « Sausage Party » (actuellement en salles), que Bruno Gollnisch aborde la campagne de prévention de l’Etat contre le Sida. Il la juge discréditée en son sein. Pour soutenir cette opinion, c’est l’affiche de prévention contre le Sida qui refait surface : « toutes ces affiches que l’on voit dans les rues prennent acte de la promiscuité sexuelle, alors qu’on sait tous que, outre le préservatif, la meilleure façon de se préserver du sida, c’est la fidélité et la continence ! ». Quoiqu’il en soit, Bruno Gollnisch tranche : « le vagabondage sexuel est une des causes du Sida ».

S’ensuit alors une discussion concernant Denis Baupin et plus généralement le harcèlement dont sont victimes les femmes au quotidien en France. Il déclare que « les comportements répréhensibles des femmes poussent les hommes au vice ». Bruno Gollnisch tente néanmoins d’apaiser les tensions : « quand est-ce que les vices s’arrêteront ? Il y en aura toujours, quelles que soient les lois établies, quels que soient les gouvernements. En tout cas, au Front national, on s’engage pour la lutte ». Le message est passé. 

INTERVIEW VIDEO


2017, l'invité - 06-12-16 - Bruno Gollnisch par FrequenceESJ

Photo Fréquence ESJ/Lucas Pierre

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