UOIF : Foi, rencontre et espérance au Bourget

Écrit par Juliette SINET.


altLa 29e rencontre du congrès de l'UOIF (Union des organisations islamiques de France) à ouvert ses portes vendredi 6 avril. La cérémonie d'ouverture a débuté par la grande prière du vendredi. Le salon se tient au parc des expositions du Bourget jusque dimanche 8 avril. C'est la plus importante réunion des musulmans de France.

Ahmed Jaballah, le nouveau président de l'UOIF, a prononcé aux alentour de 17h le discours de bienvenue. Il insiste sur le fait que l'UOIF est une fédération apolitique, et revient également sur les évènements de Toulouse et de Montauban, qui ont plongé la France dans une crainte des musulmans. 

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L'UOIF est une fédération ancienne connue et reconnue dans tout l'Hexagone. C'est également une association active en rapport avec les autorités régionales, et nationales. Cependant, Ahmed Jaballah rappelle que leurs préoccupations ne sont pas de nature politiques. "Nous revendiquons une indépendance des institutions représentatives par rapport à la politique", explique t'il. "La priorité actuelle est d'instaurer un islam de France, et les réformes sont toujours en cours".

Le président se place en victime, au vue de la "stigmatisation que l'on fait aujourd'hui des musulmans". Après la tuerie de Toulouse et Montauban, et en pleine campagne présidentielle, l'islam est sur toutes les bouches. "Nous demandons à nos hommes politiques de s'occuper des vraies préoccupations". "Nous souhaitons une image d'un pays de liberté des droits de l'homme et non d'un pays fermé, comme elle le montre de plus en plus". Un discours, dit au départ apolitique donc, mais qui s'attaque cependant directement aux hommes politiques. Il maintient le fait que l'UOIF n'a jamais donné de tribune pour encourager la violence, ni même de consigne de vote. Chaque musulman reste libre de décider le parti qui lui correspond, "nous cherchons simplement cette année, à inciter les musulmans à aller aux urnes. On cherche à les sensibiliser à un appel citoyen pour éviter un taux d'abstention trop élevé des musulmans comme en 2007". 

Ahmed Jaballah prône un discours de vérité, porté sur la croyance d'une société meilleure avec une ambition de changement parsemée d'espérance. "Aujourd'hui, nous avons tous intéret à faire confiance aux musulmans de France. Il faut cesser de les traiter comme des citoyens de seconde zone, et il faut les écouter", lance t'il. 

La recherche donc du droit, non pas à la différence, mais à l'indifférence

Le programme de ces trois jours s'annonce chargé, entre récitation coranique, intervenants extérieurs attendus (malgré l'abscence de Tariq Ramadan entre autres qui s'est vu refuser son invitation), soirée artistiques, veillées spirituelles et concours en tout genre. Plus de 100 000 personnes sont attendues sur les trois jours.

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