King Charles : la conquête musicale

Écrit par Charlotte LESPRIT.


King CharlesLe britannique adoube la scène musicale française d’une pop aux influences multiples. Son premier album " Love blood ",  du label Barclay - Universal, tente la flamboyance depuis plus d’un mois. L’artiste britannique investissait vendredi 8 juin La Maroquinerie, à Paris, face à un humble public déjà conquis.

King Charles entre en scène vêtu d’une combinaison rose bonbon, ouverte sur tout le torse. La démarche  nonchalante, l’air condescendant, la moustache irrégulière, la tignasse mi- Amy Winehouse  et mi- Bob Marley confèrent toute l’emphase du personnage. Il chante, se présente, le concert est lancé. King Charles joue d’un certain magnétisme soi-disant original. Qu’il opère ou non, le public en tout cas semble y adhérer. On sent la pop euphorique des années soixante-dix à travers l’imitation d’un certain Freddy Mercury. Mais Bohemian Rhapsody est à des années lumières, ce soir c’est " Bam Bam " de King Charles. Arrive, approximativement trente minutes plus tard, le solo instrumental. Le chanteur et ses trois musiciens s’embarquent dans un instant de fougue réelle, le  moment dit rock du concert qui ne méritait sans doute pas une montée de King Charles sur la batterie.  

King Charles - concertUne musique " gentillette " qui se revendique pop, rock et même un brin afro-beat.  L’artiste se dit aussi inspiré par la légende Bob Dylan, mais une affiliation à Mika  versus Vampire Weekend semblerait plus juste.

En somme : Un son éclectique et durement définissable. Un look qui mélange les genres entre l’opéra rock un brin glam et le hipster qui sort l’introuvable combi du garagiste de Barbie.

King Charles veut son trône, et à 24 ans l’artiste devrait conquérir les musicos acidulés en quête d'un son légèrement gentil ado. " Love Blood " à l’écoute :

 

 

Charlotte LESPRITJournaliste - Culture

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