Le camp Hidalgo mobilise ses troupes et milite contre l’abstention à Paris

Anne HidalgoPARIS 2014 - Ce jeudi 13 mars, Anne Hidalgo a tenu son grand meeting de campagne pour les Municipales, au Cirque d’Hiver (Paris XIème arrondissement). En présence du maire sortant, Bertrand Delanoë, qui a prononcé un discours élogieux envers la candidate, Anne Hidalgo a encensé les Parisiens, loué la capitale et rappelé les grandes lignes de son programme. Elle a également insisté sur l’importance d’aller voter : d’abord par devoir pour la démocratie, mais aussi pour ne pas « rendre les clés » de la mairie de Paris. Fréquence ESJ y était.

Malgré un nombre de militants présents moins important (1.600 au lieu de 2.000), et l’absence, non prévue, mais surtout remarquée de Jeannette Bougrab, l’ex-secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy à la Jeunesse et à la Vie Associative, c’est avec une certaine décontraction qu’Anne Hidalgo monte sur la tribune : « Je respire là. J’ai envie de prendre mon temps, et de goûter ce sentiment avec vous toutes et vous tous ». Devant des personnalités, telles qu'Harlem Désir, Lionel Jospin, ou d’autres comme l’athlète Muriel Hurtis, les acteurs Denis Podalydès et Gérard Darmon, ainsi que des militants qui la voient déjà dans le fauteuil de maire, la candidate à la mairie de Paris place les Parisiens au cœur de ses propos.

Bertrand Delanoë : « C’est à vous qu’appartient l’avenir de Paris, et à personne d’autre. Nous ne sommes que des instruments »

Sans surprise, c’est le maire sortant qui a le droit à la plus longue ovation. En ouverture de ce meeting, il prononce un discours dans lequel il rappelle les raisons de son élection en 2001 : « Ce sont les Parisiens qui ont voulu changer d’air, et prendre un temps d’avance ». Il réaffirme son amour pour Paris, et son souhait de voir la capitale « heureuse » dans les prochaines années. Ce qui lui permet rapidement de vanter l’engagement d’Anne Hidalgo à Paris depuis 2001, et surtout dans le secteur de l’urbanisme depuis 2008. Il revient brièvement sur son « indisponibilité de quelques semaines » en 2002, après avoir été poignardé le 6 octobre en plein Hôtel de ville, mais surtout sur la manière dont elle a assuré l’intérim, comme une façon de montrer qu’il y a douze ans, elle avait déjà l’étoffe d’une maire : « Anne Hidalgo a assumé avec  efficacité, compétence, et sérieux, sa responsabilité de première adjointe, qui a fait l’intérim du maire de Paris. Et si vous le permettez, je dirais qu’elle l’a assumé avec loyauté, fidélité, et ce qui est parfois rare en politique, beaucoup de tact et d’élégance » . Une sorte de passation de pouvoir avant l’heure, entre deux personnes liées par beaucoup de complicité, et d’amitié.

« Je serais la maire de tous les Parisiens »

Autres invités de ce meeting, des maires de villes étrangères, comme Khalifa Sall, maire de Dakar, qui explique que voter Anne Hidalgo,  « c’est permettre à Paris de continuer à rayonner partout dans le monde », et Ignazio Marino, maire de Rome, qui se félicite de la relation entre les deux capitales. Parlent ensuite, des soutiens d’Anne Hidalgo. Chacun se réservant le droit d’adresser quelques piques à Nathalie Kosciusko-Morizet, Ian Brossat, porte-parole des communistes dans la campagne, l’appelle même « l’autre de Longjumeau ». En revanche peu d’allusions de la part de la candidate socialiste, à sa rivale : « Laissons-la avec elleAnne Hidalgo--même ». Elle la qualifie néanmoins « d’énergie négative » à Paris, et gratifie son programme de quelques critiques, concernant les classes sociales, ainsi que sa plus grande proximité avec celles aisées. Anne Hidalgo se dit « maire de tous les Parisiens », car Paris pour elle, doit être une ville ouverte qui se nourrit de toutes les différences : sociales, ethniques, culturelles, religieuses, …  Elle ne veut pas être une maire qui oppose. Comme Bertrand Delanoë, c’est aux Parisiens qu’Anne Hidalgo a réservé une place d’honneur dans son discours, à qui elle adresse de multiples remerciements, déjà, tout en continuant à les mobiliser pour les dix jours de campagne restants, avant le premier tour du 23 mars. « Il nous reste dix jours pour convaincre encore plus de Parisiens, monter plus d'escaliers, frapper plus de portes ! » La candidate a aussi énuméré les grands points de son programme. Pour le logement, et en continuation avec la loi Duflot, ce n’est pas à 25% qu’elle veut augmenter le taux de logements sociaux, mais elle s’engage à aller jusqu’à 30%, afin d’aider les plus démunis. « Les concierges sont les stars de notre quotidien ». Juste avant ce point, des membres du collectif Jeudi Noir, s’étaient fait entendre dans la salle, pour sensibiliser la candidate aux problèmes de logements dans la capitale. Ils ont dû quitter la salle. Elle fait aussi de l’éradication du diesel son combat, au regard de la pollution extrême de ces derniers jours qui pèse sur la région, et du Grand Paris, un projet inévitable, mais bénéfique pour la capitale et sa banlieue. La candidate ne voit pas l’avenir parisien sans écologie, et elle prône un développement des énergies renouvelables et des énergies de récupération. Enfin, elle compte faire prospérer le rayonnement culturel de la capitale, à travers la France et le monde, car « la culture, c’est l’ADN de Paris ».

Anne Hidalgo s’est présentée comme une héritière incontestable du travail de Bertrand Delanoë, et aussi du sien. Elle veut inscrire son programme dans la continuité de ce qu’elle a déjà accompli dans la capitale. Elle a également insisté sur l’importance du vote, une sensibilisation afin d’éviter une abstention qui pourrait potentiellement lui coûter cher, surtout lorsque les sondages montrent un écart qui se resserre entre elle et sa rivale.

Nathalie Kosciusko-Morizet, passera elle aussi par le Cirque d’Hiver, dans le cadre de son grand meeting de campagne avant le premier tour, le 19 mars prochain.

Reportage : Laurent Charbonnier. Photos : Arthur Perrot

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