Orelsan : le casseur Flow-coeur du rap français

Écrit par Juliette SINET.


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Orelsan, le rappeur normand produit par Skread, est actuellement en tournée dans toute la France. Ce jeune rappeur de 29 ans a mis du temps à percer. Il sort son premier album « Perdu d'avance » en 2009. Il forme les casseurs flowteurs avec Gringe et crée le buzz avec son titre « St Valentin ». Son nouvel album « Le chants des sirènes » sorti en septembre 2011 est un carton, fort par sa variété musicale et ses lyrics provocatrices. Entretien avec ce « nouveau genre » du rap français.

Fréquence ESJ : comment vivez-vous cette tournée ?

Orelsan : C'est cool. Ce qui est bien c'est qu'en fonction des salles, même si l'ambiance est toujours cool, chaque concert est différent. Il y a toujours des petites nuances, on s'attarde plus sur un point ou sur un autre, on va chercher les gens suivant l'ambiance de la salle. Ce sont des petites choses, des petits détails mais c'est super kiffant.

Comment préparez-vous l'Olympia qui aura lieu le 31 mai prochain ?

L'Olympia est une date que je prépare beaucoup. J'essaie de faire en sorte que si je meurs après l'Olympia, j'aurai fait le nécessaire, et ce sera une belle mort (rire). Non, serieusement je bosse beaucoup sur ce concert, on essaie de trouver pas mal d'invités, de faire les choses en grand. J'ai envie que ce soit vraiment un bel événement.

Vous faites le buzz cette année, comment vivez-vous cette notoriété ?

Ca va je supporte, je n’arrête pas de baiser (rire) ! Non c'est cool je suis content. Surtout du point de vue musical, parce que j'essaie de faire de la musique qui parle aux gens. Que ce soient des gamins paumés de 12 ans ou des adultes de 45 ans, avec une famille, et un gamin paumé de 12 ans (rire). Donc je suis content parce que j'ai l'impression qu'il y a une sorte d’engouement et je peux malgrè tout continuer a faire ma musique librement. De temps en temps je jongle un peu avec les médias, mais je fais la musique que j'aime. Plus ca marche, plus je suis libre. Ce n'est donc que du positif ! Je travaille beaucoup pour y arriver, je bosse avec pas mal de gens, j'ai des responsabilités. Je dois aussi faire attention à mon train de vie, à mon hygiène pour ne pas me laisser déborder par ça justement. Je dois forcément assurer une certaine productivité minimum pour continuer dans la longueur. Je me mets des paliers à atteindre, je fonctionne comme ça. Et pour l'instant je suis content du résultat.

On a pu vous comparer a Eminem, par exemple, parce que vous êtes blanc, vous venez d'une classe moyenne et de la campagne. Comment vous voyez-vous dans le rap actuel ? Avez-vous un style différent ?

Non, je considère que chaque personne a quelque chose de différent. Par exemple si toi tu rappais...

Ca serait une catastrophe (rire) ! 

Non tu aurai surement une certaine sensibilité. Le rap c'est une musique de mélange donc on y trouve différentes sensibilités. Par rapport à la scène américaine, la scène anglaise et la scène française qui sont les trois gros trips que j'écoute, j'essaie de me mettre au milieu. J'aime beaucoup le rap, j'écoute vraiment de tout, j'ai des goûts super larges. J'écoute beaucoup de musique, comme c'est mon job (rire). Tous les jours je regarde sur internet, ce qui sort, qui fait quoi, et parfois ça me donne des idées. Après je ne m'identifie pas à quelqu'un en particulier. Comme je m'ennuie beaucoup, j'essaie de varier le plus possible ma musique en mélangeant électro, world musique...

Des projets imminents ?

On bosse en ce moment sur un mixtape. C'est une compile qui ne réunira que des inédits. Tout ce qu'on n'a jamais sorti sur CD, comme par exemple des freestyle que l'on a fait assisté par ordinateur, une compile que j'avais faite sur le roller avec « sous influence », des sons qu'on avait pu faire à l'ancienne auxquels je vais ajouter 3-4 inédits. Ce sera un CD que l'on ne vendra qu'aux concerts. 

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