• Slide FESJ 2015
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Fréquence ESJ: C’était important cette réunion dans ce fief de gauche ?

Pierre Charon: Oui c’est symbolique le XVIIIe pour nous, c’est la vraie reconquête avec un jeune talent. Le changement de génération, c’est Pierre-Yves Bournazel. Ses scores grimpent, il a fait score important dans le XVIIIe lors des dernières législatives. Il en a pour quelques années mais il est déjà élu au Conseil de Paris. C’est pour ça qu’on fait toujours des réunions ici. On était venu pour une galette des rois il y avait 300 personnes, là il y en a encore plus avec un beau plateau parce qu’il a eu Jean-François Copé et Luc Chatel. C’est mieux que le VIIIe arrondissement pour faire cette réunion.

Il y avait ce matin une réunion de tous les élus pro-Copé du Conseil de Paris, l’un d’entre vous est-il tenté d’être candidat pour être président du groupe UMP après le renoncement de Jean-François Lamour (actuel président du groupe et soutien de François Fillon) ?

Le groupe UMP est un peu bunkérisé au Conseil de Paris donc l’arythmétique fait que l’on a aucun chance de prendre la présidence. Donc on propose de repousser l'élection du président du groupe après l'élection interne pour ne pas que ce soit teinté de choses un peu difficiles ou agressives, de part la présidence de l’UMP nationale. On l’a demandé, on attend la réponse. On se réunira dimanche soir en fonction de la réponse que nous donnera le groupe. Ca nous semble plus raisonnable d’attendre l’élection nationale. C’est un peu une politique de la main tendue que l’on fait. S’ils veulent y aller à tout prix eh bien ils iront. Enfin, ça sera amputé d’une vingtaine de conseillers. C’est beaucoup.

Vous êtes prêt à créer un groupe indépendant ?

Si on nous maltraite, oui.

Dans son discours ce soir, Jean-François Copé a dit qu’il n’y avait eu aucune décision courageuse d’un homme de gauche lors de la Ve République. Est-ce que vous vous reconnaissez dans cette déclaration ?  

Oui, parce qu’on a eu des présidents extraordinaires, c’est pour ça. Extraordinaire pour nous ça veut dire que quand on commence avec Charles de Gaulle et qu’on termine avec Sarkozy, et bien on n’a pas trop à se plaindre. C’est pour ça aussi qu’on occupe le terrain longtemps. Les grandes décisions, les grandes réformes, sous de Gaulle et après, ce sont les hommes de droite qui les ont faites.  

La peine de mort par exemple, c’est une réforme de gauche.  

Mais Jacques Chirac était pour l’abolition de la peine de mort. Donc ils ne peuvent pas préempter cette très courageuse réforme.

Donc il n’y a aucune grande réforme de la Ve République qui ait été mené par la gauche ?

Il n’est pas interdit d’être parfois un peu de mauvaise foi.  

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