Des brigades « d’anges gardiens » pour des enquêtes épidémiques

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CORONAVIRUS - C’est l'un des dispositifs majeurs entourant la mise en œuvre du déconfinement. Les « brigades sanitaires », déjà en place dans certains hôpitaux, vont s'élargir à toute la France dès le 11 mai.

 

Les brigades sanitaires seront mises en place dans chaque département dès le début du déconfinement. Il s'agira de « brigades d'anges gardiens, parce qu'elles vont venir au contact des malades et des personnes potentiellement malades, pour assurer leur propre protection », a expliqué Olivier Véran, le ministre de la Santé, samedi 2 mai. Elles seront donc chargées d’enquêter sur l’entourage des malades contaminés par le Covid-19, d’identifier les personnes atteintes par le virus et d’éviter l’apparition de nouveaux foyers d’infection. Les brigades sanitaires devront également inviter les personnes potentiellement contaminées à se faire tester.

« Casser les chaînes de contamination »

Le dispositif, déjà testé par certains hôpitaux de l'AP-HP, vise à identifier le plus grand nombre possible de personnes infectées, qu'elles soient symptomatiques ou asymptomatiques. L’objectif, selon le Conseil scientifique, est de « casser les chaînes de contamination ». Une fois identifiées, les personnes testées positives seront invitées, avec leurs proches, à s'isoler chez elles pendant 14 jours, ou dans un lieu mis à disposition, notamment des hôtels réquisitionnés en cas de logement inadapté.

Entre 3000 et 4000 personnes mobilisées

Ces anges gardiens seront composés de salariés de l'Assurance maladie, mais aussi d’employés de Centres communaux d'action sociale, de conseils départementaux ou d'organismes comme la Croix-Rouge. En tout, entre 3 et 4000 personnes devront être mobilisées. Le directeur de l’Assurance maladie, Nicolas Revel, a également assuré avoir encore 2 500 collaborateurs supplémentaires prêts à venir immédiatement en renfort si nécessaire.

Les brigades sanitaires seront intégrées dans un dispositif plus large, impliquant notamment le personnel de santé et les services municipaux. Selon Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, 30 000 personnes au total pourraient être mobilisées.

 

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