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Téléthon 2018 : « Vaincre la maladie c’est enfin possible »

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TELETHON - Pour cette 32ème édition, le Téléthon célèbre ses premières victoires sur la maladie. Ce marathon audiovisuel, organisé par l’Agence Française contre les myopathies (AFM), se déroule les 7 et 8 décembre en collaboration avec France Télévision. Cette année, l'accent est mis sur les avancées scientifiques spectaculaires qui sont aujourd’hui à l’origine de traitements curatifs.

 

L’AFM regroupe plus de 7000 maladies rares et 3 millions de personnes sont concernées par ces pathologies longtemps considérées comme incurables. A travers le Téléthon, l’association finance trois laboratoires leaders dans leurs domaines, regroupés au sein de l’Institut des Biothérapies. Cette année est marquée par des avancées scientifiques majeures.

La thérapie génique : des traitements innovants

« En 2017 et 2018, nous assistons à un vrai virage, un vrai changement de monde. » explique Laurence Tiennot-Herment, présidente de l’AFM. C’est notamment le cas de la thérapie génique, une technique permettant de faire pénétrer des gènes-médicaments dans les cellules du patient pour le guérir. Des résultats spectaculaires ont été obtenus sur des maladies et des maladies du foie, qui n’avaient jusqu’alors aucun traitement curatif. Ces recherches, bien que portées sur des maladies rares, servent à la compréhension du corps humain. « A partir de traitements innovants qui naissent pour lutter contre des maladies rares, ils ont un intérêt pour des maladies fréquentes. » Laurence Tiennot-Herment explique qu’il existe de véritables passerelles entre maladies rares et fréquentes. Il s’agit également de victoires pour Serge Braun, directeur scientifique de l’AFM-Téléthon : « Effectivement nous parlons de victoires parce qu’il y a vraiment des démonstrations chez les malades que ça marche ».

Guérison : un terme difficile à utiliser pour les médecins

Dans certains cas, on peut même parler de guérisons. C’est le cas pour la maladie des « bébés bulles », une maladie du système immunitaire. Cette pathologie ne permet pas de se défendre face à des microbes. Des enfants qui étaient confinés, avaient une espérance de vie très courte. En 2000, ils étaient traités par thérapie génique. Presque vingt ans plus tard, le recul est suffisant pour parler de guérisons et Serge Braun explique que « c’est un terme que même un médecin-chercheur a du mal à se permettre d’utiliser et là nous pouvons ».

 

Photo : Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'AFM, l'année dernière dans son bureau à Evry. Lucas Pierre/FREQUENCE ESJ

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