• Slide FESJ 2015

Tolbiac, de l'autre côté du trottoir

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SOCIÉTÉ - Après l'évacuation de la Fac de Tolbiac ce matin, les étudiants se sont retrouvés en face de l'établissement. Au centre de leurs discussions, une intense volonté de continuer le mouvement, même hors de Paris I. Récit d'une matinée plus ou moins mouvementée.

«Ils ont gagné une bataille, mais pas la guerre». C'est par ces mots qu'un étudiant résume la matinée vécue par les bloqueurs de la Fac de Tolbiac, dans le XIIIème arrondissement de Paris. Ce matin, la centaine d'étudiants retranchés dans l'établissement a été évacuée par les forces de l'ordre. Pas suffisant pour évacuer définitivement le mouvement.
Sur le trottoir d'en face, les étudiants se regroupent. Ceux qui étaient rentrés chez eux hier soir retrouvent leurs camarades. Petit à petit, le mouvement gonfle, juste en face de l'Ecole supérieure de journalisme de Paris. La foule grandit, encadrée par des CRS prêts à passer à l'action. En fin de matinée, une cinquantaine de personnes tente d'envahir l'ESJ Paris avant d'être repoussée de manière musclée par l'administration de la plus ancienne école de journalisme au monde. Une action qui provoquera la fermeture des portes de l'établissement, au cas où. Passé le cap des 200 personnes, le mouvement stagne en début d'après-midi. Entre plusieurs moments de calme, certaines voix se font entendre. Des étudiants prennent le micro, et tentent de remobiliser les foules. D'autres haranguent les étudiants de l'école de journalisme d'en face : «ne nous regardez pas, rejoignez-nous !» Sans succès...
Vers treize heures, le mouvement se déplace. Une assemblée générale exceptionnelle est organisée par les étudiants, rejoints par des cheminots de la Gare d'Austerlitz. Du côté des manifestants, le mouvement est loin d'être vaincu. Pour les autres, l'histoire n'est pas la même.

Une guerre... de communication

Cette évacuation a provoqué des réactions très variables selon la position dans laquelle on se trouve. Du côté de La France Insoumise, on déplore une «mise en scène», comme l'a déclaré Alexis Corbière au micro de BFM TV. Au sein du gouvernement on se félicite en interne de l'évacuation de la Fac dans de bonnes conditions, sans heurts majeurs.
Après des manifestations essouflées hier, la fin du blocage de Paris I est un sérieux coup pour le mouvement de grève des étudiants. Mais ces derniers, loin de se sentir vaincus, organisent en ce moment-même leur contre-attaque.

Photo : Antoine L'Hermitte / Fréquence ESJ

 

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