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Et un, et deux, et trois JO !

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HISTOIRE - Plus d’un siècle d’attente ! Mercredi, Paris a officiellement été désignée ville hôte de la 33ème édition des Jeux Olympiques modernes. Tout comme Londres et Los Angeles, qui accueillera les Jeux en 2028, ce sont les troisièmes olympiades organisées par la ville lumière. Les Jeux en valaient la chandelle, ou plutôt, la flamme olympique.

L’Histoire se répète mais sait choisir ses moments. Un honneur et un privilège qui nous avaient été refusés en 2005 après une confrontation perdue face à nos adversaires de toujours, les anglais. Paris 2012 n’a pas été, place désormais à Paris 2024/ À Lima, ce 13 septembre, la 131e session du CIO (Comité International Olympique) a livré son verdict, connu déjà depuis quelques mois, après l’accord tripartite entre Paris, Los Angeles et le CIO. Un accord qui permet donc à la capitale d’organiser une nouvelle fois cet événement majeur, après 1900 et 1924. 

arc de triomphe paris candidate JO 2024

Le projet et la candidature de Paris enfin validé après les échecs de 1992, 2008 et 2012 (MAXPPP)

Car au-delà des retombées financières et médiatiques qu’amènent une manifestation mondiale comme les JO, ce sont des pages d’Histoire qui s’écrivent pendant ce mois intemporel. Et Paris, comme toutes les autres cités olympiques, est toujours marquée par ces sites éternels qui ont connu les JO mais dont trop peu se souviennent au fil du temps. Après Vincennes en 1900, Colombes en 1924, c’est désormais Saint Denis qui deviendra le cœur de ces 3e Jeux parisiens. Une aubaine pour le sport français, pour la région Ile-de-France mais aussi pour toutes les personnes qui, dans les stades où devant leur poste, pourront vibrer et partager autour de ce magnifique projet Paris 2024 : « Made for sharing ! »

Sport, héritage et transmission 

Hasard ou pas, Paris excelle dans l’art de savoir profiter de ce genre d’événements. En 1900, c’est grâce à l’Exposition Universelle et au Baron Pierre de Coubertin que les Jeux traversent la Manche. « S’il y avait un endroit au monde où l’on se montrait indifférent aux Jeux Olympiques, c’était avant tout Paris » expliquera alors le baron dans ses Mémoires Olympiques. Un intérêt pour l’olympisme qui ne cessera de grandir. Et une aura sportive française et parisienne galvanisée au début du siècle dernier grâce à ces premiers Jeux que l’on retrouvera 24 ans plus tard. De 1900 à 2024, en passant par 1924 c’est aussi le Grand Paris qui se met au diapason des JO. La banlieue n’a jamais été en reste dans l’organisation olympique. Le stade Yves-du-Manoir de Colombes dans les Hauts-de-Seine (92) sera d’ailleurs le seul site présent un siècle après. Il accueillera les épreuves de hockey sur gazon en 2024. 

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Le Stade Olympique Yves-du-Manoir de Colombes lors des JO 1924, qui accueillera également ceux de 2024

D’autres héritages sont encore bien visibles comme la piscine des Tourelles dans le XXe arrondissement de Paris, rebaptisée piscine George-Vallerey ou encore le vélodrome du Bois de Vincennes. Ce dernier, connu sous le nom de La Cipale pendant ses grandes années et maintenant appelé du nom d’un de ses héros, Jacques-Anquetil, a accueilli les cyclistes en 1900 et 1924. Tony Estanguet, co-président de la candidature française n’arrêtait pas de le rappeler : les Jeux sont avant tout un moment de partage international riche en émotions.

La Cipale, la fameuse piste olympique utilisée en 1900 et 1924

La réussite des Jeux de la capitale par le passé n’annonce pas pour autant un brillant succès à l’avenir. Le plus dur reste encore à faire et maintenant il va falloir faire vivre cette flamme olympique. Mais ça, Paris 2024 l’a déjà compris, et qu’est-ce que sept ans d’attente comparés à cent ? 

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