Présidence de l'UMP: Fillon et Copé revendiquent la victoire

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UMP illustration photo Tristan Quinault MaupoilPOLITIQUE - Les deux candidats à la présidence de l'UMP revendiquent la victoire dimanche soir. Les proches de François Fillon et Jean-François Copé dénoncent des fraudes et se sont lancés dans des joutes verbales dans les médias. L'organisme de contrôle des procédures de votes devra trancher. 

Le secrétaire général sortant de l'UMP, Jean-François a été le premier a prendre la parole dimanche soir pour revendiquer sa victoire. Au siège de l'UMP et entouré de ses soutiens il a tendu la main à l'ancien Premier ministre: "Les militants viennent de m'accorder la majorité de leurs suffrages et ainsi de m'élire président de l'UMP avec Luc Chatel et Michèle Tabarot". "Je veux aussi dire à François Fillon, pour qui j'ai une pensée toute particulière, que je souhaite travailler main dans la main avec lui et avec l'ensemble de ceux qui ne m'ont pas soutenu. L'ensemble de la famille doit être rassemblée", a ajouté le député-maire de Meaux.

Peu après, c'est François Fillon qui s'est exprimé depuis un café situé non loin de son QG de campagne. "Nous avons remonté tous les résultats de toutes les fédérations de France, d'outre-mer et des Français de l'étranger. Il me donne une courte victoire de 224 voix. Ils ne seront définitifs que lorsque la Commission de contrôle les aura proclamés", a lancé le député de Paris. "Je ne laisserai pas voler la victoire aux militants. Ce qui est en jeu, c'est l'honneur de notre famille politique, c'est le service de notre pays, c'est la crédibilité de la droite et du centre", a-t-il ajouté.

Au coeur de l'imbroglio qui secoue l'UMP: les résultats de Nice. Il y aurait plus de bulletins dépouillés que de signatures sur le registre. Une centaine de votes sont litigieux. Les procès verbaux ont été envoyé à Paris où ils seront examinés par la commission de contrôle de l'UMP. "Nous demandons solennellement à François Fillon de mettre de l'ordre dans son équipe", a déclaré Marc-Philippe Daubresse (proche de Jean-François Copé). "Si les irrégularités sont confirmées, nous demanderons d'annuler le scrutin dans ce bureau de vote", a-t-il lancé. 

"Personne ne peut prétendre avoir les résultats"

Les fillonistes dénoncent des irrégularités dans les Bouches-du-Rhône et à Toulouse, notamment sur des procurations distribuées à l'entrée des permanences où le vote se tenait. "Des procurations particulièrement surprenantes et distribuées de façon anormale", a expliqué le député Jérôme Chartier sans plus de précision. Le directeur de cabinet de Jean-François Copé pointe, lui, des irrégularités dans le XVIe arrondissement de Paris où il y aurait 40 bulletins de trop par rapport au nombre de signatures. "Ce bureau était tenu par Monsieur Gaboriau qui ne compte pas parmi les soutiens de Jean-François", a tenu à préciser l'équipe du secrétaire général sortant.

"Personne ne peut prétendre avoir les résultats", a assuré l'ancien ministre Laurent Wauquiez au siège de l'UMP. "D'après nos propres remontées, on considère qu'on a une avance", a néanmoins affirmé ce proche de François Fillon. Sur BFM TV, le ton est monté entre Valérie Pécresse, pro-Fillon et Franck Riester, pro-Copé: "Ecoute Valérie, il y a un contrôle des comptes par la Cocoe (commission de contrôle), la victoire de Jean-François Copé est claire, tu verras que la Cocoe confirmera la victoire de Copé", a lancé le député de Seine-et-Marne.

Dans un SMS à l'Agence France Presse, un député filloniste, Dominique Dord, s'est dit "atterré" par l'attitude du secrétaire général, Jean-François Copé. "Seule la Cocoe est en droit de proclamer nos résultats. Le reste s'apparente à un putsch médiatique", a-t-il écrit à l'AFP. 

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