"150 citoyens sois disant tirés au sort" : pour la maire LR Valérie Lacroute, la Convention Citoyenne pour le Climat n'est qu'une mise en scène.

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INTERVIEW / VIDEO - Valérie Lacroute a été interrogée mardi 9 mars sur le projet de loi climat dans "20h, l'invité". La maire Les Républicains de Nemours (77) a affirmé que les citoyens tirés au sort pour la Convention Citoyenne pour le Climat, avaient en fait été sélectionnés par le gouvernement. Une tentative de "détourner l'attention" selon l'ancienne députée.

 

"On est pas né de la dernière pluie", commence la maire de la ville de Nemours, en Seine-et-Marne. Sur la question du projet de loi climat porté par le gouvernement, Valérie Lacroute ne fait pas du tout confiance à La République en Marche. Elle s'est notamment attaquée à la Convention Citoyenne et les 150 citoyens "qui soit disant ont été tirés au sort". 

Annoncé dès avril 2019 par Emmanuel Macron, ce projet rassemblait 150 citoyens, tous tirés au sort et chargés d'émettre des propositions pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique. Valérie Lacroute, elle, n'y croit pas du tout. "Vous regarderez le profil de ces 150 citoyens", dit-elle, “ils n’ont pas été tirés au sort”. 

"Ce sont des gens qui ne sont pas arrivés là par hasard"

Les profils de ces citoyens, comme l’explique Valérie Lacroute, sont bien “des urbanistes, des gens qui sont déjà sur ces sujets là”. Il est donc suspect, pour l’ancienne députée Les Républicains, que les membres de la Convention soient des gens concernés par la cause environnementale. “Ce sont de gens qui ne sont pas arrivés là par hasard”, selon elle.

Pourtant les membres “soit disant” tirés au sort, avaient bel et bien le choix d’accepter ou nom de participer à l’expérience. Il est donc normal que seuls les personnes intéressées et qualifiées sur ces sujets aient décidé d’accepter. De plus, sur les 150 membres, tous ne sont pas des professionnels de ces milieux. Le site officiel de la Convention Citoyenne pour le Climat explique qu’“une attention toute particulière est portée sur la nécessité d’une juste présence des personnes non-diplômées”. 

Une manière de “détourner l’attention”

Plusieurs membres de la Convention s’étaient pourtant plains d’Emmanuel Macron qui n’avaient finalement repris que 40% des propositions issus des citoyens. Plutôt un mauvais calcul s’ils avaient été pré-sélectionnés par le gouvernement. Valérie Lacroute n’en démord pas. C’est selon elle une stratégie pour “détourner l’attention” des Français. “On est sur une crise sanitaire, là on met le sujet de l’écologie sur la table alors que l’on a déjà différentes lois pour agir en matière d’écologie”. 

“Toutes les lois précédentes, on est pas allé au bout”

Valérie Lacroute fustige également le gouvernement de relancer le sujet de l’écologie sans approfondir des textes de lois déjà votés. “Toutes les lois précédentes, on est pas allé au bout”, explique la maire de Nemours, en citant notamment la loi d’orientation des mobilités. Portée par le ministère de l’Écologie et votée en 2019, elle “prenait déjà en compte tout un panel de mesures”. Aussi, le grenelle de l’environnement, entamé en 2007 sous Nicolas Sarkozy, dont “plusieurs propositions n’ont pas été menées au bout”. “Allons d’abord au bout de toutes ces lois qui ont déjà été votées”, demande-t-elle. Pour Valérie Lacroute, tous ces nouveaux projets de lois restent “des effets d’annonces” inutiles. “C’est du travail alors que l’on a déjà les outils qui sont là. Mettons les déjà tous en œuvre”.

Regardez l'émission en vidéo 

 

Photo : Manon Blangis / Fréquence ESJ

 

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