Saïd Ahamada sur la décision de LREM pour les municipales à Marseille : « Ce choix a couté la défaite »

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INTERVIEW / VIDEO - Saïd Ahamada, député de la 7ème circonscription des Bouches-du-Rhône était dans « 20h, l’Invité », mardi 2 février, sur Fréquence ESJ. L’élu La République en Marche est revenu sur le choix de son parti de ne pas lui attribuer l’investiture pour la mairie de Marseille en 2020. Saïd Ahamada est également revenu sur le choix de l’exécutif de ne pas reconfiner le pays et les conséquences économiques et sociales d’un troisième confinement.

« Je me porte candidat quoi qu’il arrive ». Cette déclaration de Saïd Ahamada quelques mois avant les élections municipales à Marseille n’aura finalement pas été suivi des faits. Invité de Fréquence ESJ, le député est revenu sur « sa déception » de ne pas avoir été investi par LREM « après s’être battu pour défendre les couleurs de son parti aux municipales ». Le groupe de la majorité, qui a tardé à désigner son candidat, Yvon Berland, a finalement obtenu 8% des voix. Une preuve pour Saïd Ahamada qu’une « erreur a été faite, sinon nous n’aurions pas fait ce score-là ». Mais le député a expliqué ne pas avoir voulu « trahir son parti » même s’il considère « que cette décision a couté la défaite à Marseille ». 

« On ne sacrifiera pas des vies pour des raisons économiques »

« Il n'y a pas d'économie qui a gagné contre la santé » affirmait le ministre de l’Économie Bruno le Maire après la décision d’Emmanuel Macron de ne pas reconfiner le pays. Pour Saïd Ahamada, si le président de la République avait « privilégié l’économie, nous aurions déjà levé toutes les barrières sanitaires ». Des décisions qui ont justement été prises en Espagne ou alors en Italie où les restaurants ont pu rouvrir malgré une pression épidémique forte. Le député des Bouches-du-Rhône préfère venter la stratégie consistant à « mettre sous cloche notre économie pour sauver les plus fragiles », en soulignant également notre capacité à « maintenir un niveau d’activités économiques qui permettra de repartir une fois la crise terminée ». Malgré ça, la dette publique s’envole, atteignant 120 % du produit intérieur brut, un niveau-record. Pour Saïd Ahamada, une seule solution désormais, la vaccination. Selon lui, le chef de l’État « prendra les décisions »  s’il faut venir en aide à l’économie dans les prochains mois à cause de la situation sanitaire : « si ça s’aggrave, nous voterons un nouveau budget qui permettra d’aider l’économie ». Une décision qui augmenterait la dette, qui sera malgré tout « remboursée dès lors que l’activité économique repartira » selon le député. Il souligne également la « solidarité européenne concernant la dette ».

« La police n’est pas raciste »

« J'ai dit à mon fils, fais attention quand tu es contrôlé par la police ». Voilà ce qu’avait déclaré Saïd Ahamada quelques jours après l’agression violente d’un producteur de musique à Paris. Dans ce contexte, la France lançait le 1 février un « Beauvau de la sécurité » : une grande concertation nationale autour de la police. Saïd Ahamada « attend de voir ce que ce Beauvau donnera » même s’il trouve que « quatre mois de concertation, c’est le minimum syndical ! ». Le député souhaite que « la police renoue des liens de confiance avec la population ». Selon Saïd Ahamada : « La police n’est pas raciste, mais certains policiers ont des comportements condamnables ». Concernant la loi de sécurité globale, qui continue d'attiser des tensions partout en France, l’élu a affirmé que le très controversé article 24 « n’avait pas sa place dans ce texte de loi ». Selon lui : « S'il n’y avait pas eu cet article 24, cette loi serait passée ».

Regardez l'interview en vidéo

 

Photo : Manon Blangis / Fréquence ESJ

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