Agnès Pannier-Runacher : « Je veux faire vivre ce mouvement parce que j'y crois ! »

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INTERVIEW - Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, a réaffirmé son plein soutien à Agnès Buzyn pour les élections municipales de Paris dans un entretien avec Fréquence ESJ au salon de l’Agriculture.

 

À trois semaines du premier tour des élections municipales, Agnès Buzyn a remplacé Benjamin Griveaux à la course à la mairie de Paris. Agnès Pannier-Runacher se réjouit de la candidature de l’ancienne ministre de la Santé qu’elle décrit comme « compétente », pourvue d’une « détermination », d’un « courage » et d’un « engagement au service des autres ». Un engagement qu’elle aurait su mettre à profit lors de la crise de l’hôpital public. Agnès Pannier-Runacher défend le travail réalisé par l’ancienne ministre de la Santé : « Ça fait plus de 15 ans que la crise est installée et que personne n’a rien fait pour l’améliorer et qu’on a eu une gestion comptable de l’hôpital public, pas une gestion médicale ». Agnès Buzyn aurait ainsi apporté « une vision médicale de l’hôpital public » qui a permis de « desserrer un certain nombre de contraintes ».

« On n’a jamais vu une ville aussi sale, c’est une honte parmi les métropoles internationales ! »

Agnès Buzyn a décidé de retirer l’un des projets phares du programme de Benjamin Griveaux : la construction d’un Central parc à la place de Gare de l’Est, au cœur de Paris. Agnès Pannier-Runacher explique cette décision : « Je pense que c’était une mesure importante d’ampleur mais qui ne se concentre pas sur ce qu’attendent ici et maintenant les parisiens ». Ce projet d’utilisation de lignes existantes laissées à l’abandon avait pour but « de répondre à l’importance du trafic ferroviaire tel qu’il va se présenter dans 10 ans. C’était donc une vision d’anticipation et ce sujet, il va falloir le traiter à un moment ou un autre » assure Agnès Pannier-Runacher. La secrétaire d’Etat affirme que la priorité est à la propreté et la sécurité de la ville, ainsi qu’à « l’accueil des personnes âgées et l’inclusion des populations les plus pauvres ». Des enjeux plus « basiques » qu’appelleraient de leurs vœux les parisiens. « On n’a jamais vu une ville aussi sale, c’est une honte parmi les métropoles internationales ! ».

Présente sur la liste de la République en marche dans le 16e arrondissement parisien, la ministre affirme son engagement : « On nous a beaucoup reproché de ne pas avoir d’ancrage local, et bien, je prends ce risque ». « Je ne fais pas que juste figurer sur la liste, je fais la campagne » garantit Agnès Pannier-Runacher. Pionnière du mouvement LREM dans le 16e, elle est à l’origine, selon elle, d’ « une des premières forces militantes de Paris : plus de 4 000 personnes qui sont engagées à la République en marche. Et je veux faire vivre ce mouvement parce que j’y crois ! ».

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Photo : Manon Blangis / Fréquence ESJ

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