Francois Asselineau: « Nous avons affaire aujourd’hui au gouvernement le plus à l'extrême droite depuis Pétain »

(Reading time: 2 - 4 minutes)
Asselineau.jpg
INTERVIEW/VIDEO - Le Président de l’Union populaire républicaine, François Asselineau, s'en est violemment pris à Emmanuel Maron, qualifiant sa politique d'extrêmiste. Il a également appelé à un Brexit rapide, souhaitant que la France suive le même chemin, lors de notre émission « 20h, l’invité » sur Fréquence ESJ, le mardi 10 décembre 2019. 

« J’ai été dans la droite parlementaire. Je n’étais pas élu, j’étais dans un cabinet ministériel. » 

François Asselineau se revendique n’être ni de gauche, ni de droite. Pourtant, il s’est longtemps entouré de gens de droite. « J’ai été dans les cabinets ministériels d’Edouard Balladur, auprès d’Hervé de Charette au ministère des Affaires étrangères dans le gouvernement d’Alain Juppé. » 
 
Sûr de lui, François Asselineau assume avoir adhéré aux idées de droite. « Si l’on considère que Chirac et Alain Juppé étaient de droite alors Emmanuel Macron exerce une politique d’extrême, extrême droite. »  Pour appuyer son propos, il compare les présidences d’Emmanuel Macron et de Jacques Chirac. « Sous Chirac on ne soutenait pas des guerres illégales au Moyen-Orient. Sous Chirac, les gens pouvaient manifester sans qu’il n’y aient des éborgnés, des gens mutilés à vie. Sous Chirac, on ne démolissait pas les droits du travail, on ne privatisait pas à outrance la Française des Jeux. C’est un scandale absolu. On est en train de priver le patrimoine des français. »
 
En total désaccord avec la politique menée par le président de la République, François Asselineau n’hésite pas à être très virulent lorsqu’il parle de ce dernier. « Si c’était des idées de droite, je persiste et signe. Nous avons affaire aujourd’hui au gouvernement le plus extrême à droite depuis Pétain. »
 

Le Brexit: sujet sensible et important pour l’ UPR. 

 
« J’espère que Boris Jonhson va remporter la majorité de la Chambre des communes et qu’il pourra réellement sortir de l’Union Européenne. »  Eurosceptique dans l’âme, François Asselineau ne cache pas sa volonté de voir la France quitter l’Union Européenne.  Il espère que ce Frexit se fera dès la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne. « Ce que j’espère avec le Brexit, le 31 janvier, c’est que les peuples d’Europe et principalement les Français se rendent compte qu’on leur a raconté des carabistouilles. J’espère que quelques semaines, quelques mois après le Brexit, le Royaume-Uni se portera beaucoup mieux. » a-t-il déclaré avec espoir. 
 
« Les opposants n’ont de cesse que d’agiter des peurs ancestrales sur l’idée que la France devienne la Corée du Nord mais ce ne sera pas le cas. » Pour contrer cet argument, François Asselineau a expliqué que la France avait des accords forts avec les pays frontaliers. Des accords qui seront, selon lui, toujours d’actualité même si la France sort de l’Union Européenne. « La France sera toujours frontalière avec la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie et l’Espagne donc nous aurons toujours des relations avec eux. Ces pays ne vont pas nous boycotter. Vous avez des échanges inter-entreprises. Les britanniques vont continuer à acheter du cognac français. Et puis nous, nous allons continuer à acheter du whisky. Ces échanges continueront. »
 

 Regardez l'émission en intégralité

Photo: Manon Blangis / Fréquence ESJ 

Derniers articles