Jean Lassalle aux politiques : « cessez de regarder des textes qui ne servent à rien, soyez plus en contact avec la réalité »

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INTERVIEW/VIDEO - Jean Lassalle, député de la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, était sur le plateau d'« À travers Champs » à l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2019. Il est notamment revenu sur le Brexit, un divorce qui, selon lui, nécessite plus de temps que prévu ainsi que sur la question des dangers du glyphosate.

 

Moins d'un mois avant la sortie officielle du Royaume-Uni de l’Union Européenn. Cependant, le Royaume Uni reste sans accord. Pour Jean Lassalle, maintenant que l’opération n’a pas été une réussite immédiate, il est préférable de laisser du temps au pays : « il vaut mieux discuter intensément, quitte à prendre six mois de plus, plutôt que de repartir sur des décennies d’horreur ». Mais le député n’est pas pour autant d’accord avec les chefs d’États qui seraient favorables à octroyer un délai supplémentaire au Royaume-Uni, avec comme seule condition qu’un accord soit trouvé d’ici au délai : « un accord ne se décrète pas, c’est des hommes, ils doivent se parler. L’homme doit retrouver l’homme ». Pour Jean Lassalle, le « no deal » est une possibilité à envisager si Bruxelles et Londres ne trouvent pas un accord pour une sortie « ordonnée » : « s’il n’y a pas d’accord, il va bien falloir que les choses se fassent, elles mettront plus de temps. Ce que je souhaite c’est que le sang ne coule plus. Je n’ose pas croire qu’en ce début de troisième millénaire, on va être stupide au point de faire couler des rivières de sang, qui pourraient d’ailleurs déclencher une guerre mondiale ».

« C’est une question à laquelle les agriculteurs eux-mêmes doivent répondre »

La France a lancé une nouvelle étude indépendante pour éclaircir la question des dangers du glyphosate. Pour Jean Lassalle, elle devrait être menée par des agriculteurs : « C’est eux qui doivent être les premiers experts, c’est une question à laquelle les agriculteurs eux-mêmes doivent répondre ». Pour lui, la solution à une agriculture plus biologique et moins dépendante au glyphosate, c’est l’écoute des agriculteurs : « les agriculteurs bio ne nous ont pas attendu, ils sont déjà très avancés. Mettons-les sur le devant de la scène, invitons-les à la télévision, invitons les vrais acteurs de la vie d’aujourd’hui ». Ainsi, pour Jean Lassalle, il faut laisser la parole aux paysans « Le gouvernement, l’Europe, tout ceux qui se disent « sachant », en fait, ne savent rien. Ils s’enivrent de leurs propres paroles, qui sont vides de sens ». Il reste cependant en faveur de l’interdiction du glyphosate mais à une condition « il faut toujours trouver des solutions entre homme auparavant, sinon c’est des blocages qui ne donnent rien. Et c’est comme ça, que malheureusement, notre société se clive. Or la France est un grand pays qui a besoin d’être rassemblé ».

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