Daniel Prieur : « Nous n’avons pas encore de solutions pour nous passer du glyphosate »

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INTERVIEW/VIDEO - Le secrétaire général adjoint de la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) était sur le plateau de notre émission « À travers champs », à l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2019, le dimanche 3 mars. Il est notamment revenu sur l’importance du premier syndicat agricole en France, mais aussi sur d’autres problématiques propres au monde de l’agriculture.

 

Si elle est connue d’une très large majorité des acteurs du monde agricole, la FNSEA reste relativement anonyme aux yeux d’un public plus large. Fondé en 1946, le syndicat compte à ce jour plus de 200 000 adhérents, et près de 20 000 syndicats locaux. Sa force ? « C’est un syndicat complet, global, au sein duquel est fait un fort travail de synthèse pour arriver à mettre tout le monde d’accord » explique Daniel Prieur. Le secrétaire général adjoint décrit la FNSEA comme un corps intermédiaire, dont le rôle est d’établir un lien entre le monde politique et les agriculteurs. « Si on reste leader aujourd’hui, c’est qu’on repose sur deux choses fortes : une présence territoriale très affirmée, et un travail de partenariat avec le syndicat Jeunes Agriculteurs » poursuit Daniel Prieur. Les résultats des dernières élections aux Chambres d’agriculture ont d’ailleurs témoigné de la position de la FNSEA, puisque les listes présentées conjointement avec Jeunes Agricultures ont rassemblé 55,44% des votes.

« Le monde paysan peut apporter de la fraternité à travers ses pratiques et ses produits. »

Si la FNSEA s’est refusé à rejoindre le mouvement de Gilets Jaunes, dans la mesure où « cela aurait été faire une négation à notre corps intermédiaire » selon Daniel Prieur, le syndicat est par ailleurs mobilisé sur l’épineux sujet du glyphosate. « Emmanuel Macron a décidé de faire du glyphosate un marqueur de son quinquennat. C’est devenu un sujet sociétal, mais aujourd’hui, on sait que certaines techniques agricoles ne peuvent pas se passer du glyphosate » explique le secrétaire général adjoint, avant de poursuivre : « On demande du temps, et que la technicité et la recherche puissent prendre le relais du glyphosate. » C’est en ce sens que la FNSEA a récemment proposé un contrat de solutions au Ministre de l’agriculture, Didier Guillaume. Ce dernier l’a signé avec la volonté de mettre en œuvre le savoir-faire de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) pour réduire la présence de glyphosate. « Il faut que l’on rentre dans l’opérationnel désormais, que l’on travaille pour que l’agriculture et la société retrouvent les mêmes couleurs, et selon moi, le monde paysan peut apporter de la fraternité à travers ses pratiques et ses produits » conclut Daniel Prieur.

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