Frédérique Dumas : « Je suis partie de LREM parce que j’estimais qu’Emmanuel Macron ne respectait pas les valeurs du Macronisme »

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INTERVIEW/VIDÉO - La députée UDI-Agir de la treizième circonscription des Hauts-de-Seine Frédérique Dumas était l’invitée de « 20h, l’invité » mardi 22 janvier. L’ancienne députée LREM est revenue en détails sur son départ de la majorité, ainsi que sur les prochaines élections européennes.

 

« J’ai eu le déclic en janvier 2016, quand il [Emmanuel Macron] avait commencé à parler de son inconfort par rapport à la déchéance de nationalité. J’avais trouvé justement que quelqu’un était prêt, par rapport à ses convictions, à prendre un risque » explique Frédérique Dumas. Alors apparentée UDI, Frédérique Dumas finit par quitter le parti… pour rejoindre Emmanuel Macron en novembre 2016 : « J’ai quitté l’UDI car ils avaient décidé de rejoindre François Fillion à la présidentielle » nous explique-t-elle, ajoutant qu’elle ne souhaitait plus se rapprocher du candidat à la présidentielle de 2017, lorsque ce dernier s’était rapproché de Sens Commun.

Pour Frédérique Dumas, Emmanuel Macron incarnait ces attentes : « Moi, ce qui m’intéressait, c’était de résoudre un problème sans prisme idéologique. » Mais la députée LREM s’est très vite retrouvée prise au piège : « Je me suis retrouvée enfermée dans un gouvernement, une majorité qui ne voulait pas entendre. » « On ne peut pas ne pas aller dans le sens du gouvernement » se souvient-elle. En septembre 2018, Frédérique Dumas prend la décision de quitter la majorité pour rejoindre, à nouveau, l’UDI : « Je suis partie des LREM parce que jestimais quEmmanuel Macron ne respectait pas les valeurs du Macronisme. »

Frédérique Dumas : « L’Europe que nous propose Marine le Pen, c’est l’Europe qu’on a aujourd’hui »

Lancé depuis deux semaines, le grand débat national fait aujourd’hui l’impasse sur un thème pourtant essentiel pour la députée de la treizième circonscription des Hauts-de-Seine : L’Europe. « Emmanuel Macron, dans sa lettre aux Français, a exclu lEurope du débat. Moi je trouve que cest une très mauvaise chose parce qu’on va arriver au 15 mars et le temps que les données soient traitées, on ne pourra pas parler dEurope. Il ne faut pas avoir peur den parler » explique-t-elle. A l’approche des élections européennes, en mai prochain, Frédérique Dumas souhaite faire plus de « pédagogie » auprès des électeurs : « Ce quil faut, cest expliquer de manière très concrète pourquoi aujourdhui, ce nest pas lEurope qui ne permet pas de taxer les GAFA ou de permettre de faire des avancées, mais labsence dEurope. »

Pour l’ancienne députée LREM, « les égoïsmes nationaux » ralentissent les progrès de l’Europe, à l’image de l’Irlande qui ne souhaite pas taxer d’avantage les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon). D’autres problèmes doivent également être soulignés pour Frédérique Dumas : « Moi ce qui minquiète le plus, cest quon arrive pas à se mettre daccord entre pays européens, parce quon a pas du tout la même opinion publique. Chaque pays regarde à l’intérieur de ses frontières et essaye de répondre aux attentes des citoyens » explique-t-elle avant d’ajouter : « Comment, objectivement, on réunit les européens alors que leurs besoins sont contradictoires ? »

Une question importante pour la députée UDI-Agir, à laquelle l’UE doit trouver une réponse rapidement. Et une Europe des Nations, comme le propose certains partis eurosceptiques, n’aidera pas à y répondre souligne Frédérique Dumas : « Jamais lEurope na obligé un État à faire quelque chose, cest l’État qui décide de le faire. (…) L’unanimité, ça veut bien dire que chaque pays a un droit de veto. Donc lEurope que nous propose Marine le Pen, cest lEurope quon a aujourdhui. »

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Photo : Lucas Pierre / Fréquence ESJ

 

 

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