Ludovic Pajot : « Ce que les Français attendent, ce sont des actes »

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INTERVIEW/VIDEO - Le député Rassemblement national de la dixième circonscription du Pas-de-Calais Ludovic Pajot était l’invité de « 20H, l’invité » mardi 15 janvier. Benjamin de l'Assemblée nationale, il est notamment revenu sur le grand débat national lancé par le président de la République Emmanuel Macron et sur les prochaines élections européennes.

Promis par Emmanuel Macron, le grand débat national a officiellement été lancé le 15 janvier 2019. Une bonne nouvelle pour le jeune député du Rassemblement national, qui émet néanmoins des doutes sur l’intérêt de ce débat : « Nous, nous participerons à ce grand débat. Mais je pense qu’il n’y a rien à attendre de ce grand débat et que ça ne sera pas suffisant pour répondre à la crise des gilets jaunes. » Pour Ludovic Pajot, le président de la République, Emmanuel Macron, attend beaucoup trop des maires : « Le président a été méprisant depuis plusieurs mois avec les élus locaux et là, il se rend compte de l’importance de l’échelon communal pour faire remonter les préoccupations de nos compatriotes. (...) C’est bien de discuter avec les maires mais il faut être aussi à l’écoute de la population surtout lorsque l’on voit que le président a attendu un mois après le début du mouvement des gilets jaunes pour prendre la parole. Ça démontre un certain mépris et une arrogance aussi bien du gouvernement que du président de la République envers les Français ». « Ce que les Français attendent, ce sont des actes » conclut le jeune député.

« On a tiré les conclusions de la dernière élection présidentielle »

« J’ai l’impression, lorsque l’on voit l’organisation de ce débat et la lettre d’Emmanuel Macron, qu’il cherche à gagner du temps jusqu’aux prochaines élections européennes » ajoute Ludovic Pajot. A quelques mois des élections européennes, le Rassemblement national arrive en tête des intentions de vote, au coude à coude avec La République En Marche. Pour le jeune député du RN, l’objectif est, avec ces élections européennes, de changer l’Europe : « pour la première fois, nous pouvons changer l’Europe de l’intérieur et avoir, pourquoi pas, une majorité eurosceptique au sein du prochain parlement européen » explique-t-il. « Ce que nous voulons, c’est mettre fin à cette Commission européenne qui prend des décisions qui sont contraires à nos intérêts avec des commissaires européens qui ne sont pas élus. C’est également récupérer nos quatre points de souveraineté, notamment la souveraineté territoriale, c’est-à-dire la maitrise de nos frontières (...), notre souveraineté législative et notre souveraineté pourquoi pas, monétaire, à la fin d’un long processus. Ce que nous voulons c’est une Europe des nations, une Europe des coopérations entre états souverains. »

Pour séduire les électeurs et remporter ces élections, le parti a préféré apprendre de ses erreurs : « On a tiré les conclusions de la dernière élection présidentielle » assure Ludovic Pajot. Mesure phare pendant la campagne présidentielle de Marine Le Pen, la sortie de l’Euro n’est plus au programme de la campagne des élections européennes : « Ce n’est pas la priorité de sortir de l’Euro. On a pour objectif un calendrier avec un retour à notre souveraineté et en dernier, un retour à notre souveraineté monétaire qui peut être mis sur la table et puis pourquoi pas, demander l’avis des Français sur ce sujet. mais ce n’est pas aujourd’hui la priorité. (...) Ça arrivera à la fin d’un long processus. Par exemple, sur la période d’un mandat (présidentiel) » explique Ludovic Pajot, avant d’ajouter : « Partout en Europe, on a une progression de nos idées et nous pouvons, avec nos alliés, arriver en force pour changer cette Union européenne en Europe des nations. » 

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Photo : Lucas Pierre / Fréquence ESJ

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