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David-Xavier Weiss : « Le RIC est une bonne chose mais en France ce n’est pas la rue qui fait la loi »

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INTERVIEW - L’adjoint Les Républicains à la mairie de Levallois-Perret David-Xavier Weiss était l’un des invités politiques de « 20h, l’invité » mardi dernier. S’il trouve l’idée d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC) intéressante, il met en garde contre ce type d’initiative.

 

Concernant ce référendum d’initiative citoyenne, David-Xavier Weiss l’affirme : « ce n’est pas une mauvaise chose, l’idée est très bonne ». Pour appuyer son propos, il cite Charles de Gaulle qui disait que « la parole des Français est une respiration démocratique ». En tant qu’ancien chef de cabinet du sénateur Les Républicains Roger Karoutchi, David-Xavier Weiss a porté « en 2008 la réforme constitutionnelle » proposée par l’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy. Cette réforme prévoyait déjà un élargissement de la procédure de référendum. Il pouvait être demandé par au moins un cinquième des Parlementaires. Selon lui, « il faut donner la parole aux Français, c’est ce qu’on ne fait pas depuis plusieurs années ».

Cependant l’adjoint LR à la mairie de Levallois-Perret met en garde : « Il faut absolument encadrer un référendum d’initiative citoyenne, ça doit être le rôle du Conseil Constitutionnel ! » En effet, certains gilets jaunes veulent que le RIC soit un moyen de proposer ou d’abroger des lois. Là-dessus, David-Xavier Weiss est septique. Pour lui les risques sont grands : « si demain les Français sont instrumentalisés par des groupes extrêmes, comme Sens Commun, on pourrait tout à fait voter une loi contre le mariage homosexuel ou l’autorisation des binationaux sur le territoire ». Il rappelle que même les lois votées à l’Assemblée nationale « passent elles-aussi par le filtre du Conseil Constitutionnel ».

Une atteinte profonde au système démocratique.

Le RIC pourrait également servir à modifier des articles de la Constitution et à destituer un parlementaire ou un membre du gouvernement. Pour David-Xavier Weiss c’est une « atteinte profonde au système démocratique ». D’après lui, on ne peut pas destituer quelqu’un « alors qu’il a été élu à une fonction pour une durée déterminée ». Il prend en exemple Jean-Luc Mélenchon, le chef de file des Insoumis : « Même si je ne l’aime pas, on ne peut pas lui enlever sa légitimité parlementaire, il a un mandat. Je ne vais pas demander à tous les adhérents Les Républicains de lancer une pétition afin de le destituer. » Selon David-Xavier Weiss certes « le nombre compte » mais « ce n’est pas la rue qui fait la loi ». En revanche, il reste ouvert à l’idée de « revenir sur le mandat d’un parlementaire ou d’un élu qui trahirait complètement ses promesses électorales ».

Photo : Fréquence ESJ

 

 

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