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Erik Tegnér sur Les Républicains : « On est dans une situation de schizophrénie totale »

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INTERVIEW/VIDÉO - Le président du mouvement Racines d’Avenir et ancien candidat à la présidence des Jeunes Républicains Erik Tegnér était l’invité politique de « 20h, l’invité » mardi 30 octobre. L’occasion de revenir sur les violences dans le milieu scolaire et d’aborder l’avenir du parti Les Républicains.

 

Favorable à l’union des droites, Erik Tegnér souhaite balayer les alliances actuelles, pour répondre à la demande des électeurs : « Quand je parle d’union des droites, c’est la logique de crédibilité, la logique de sincérité. Dire qu’on est capable de dialoguer avec Nicolas Dupont-Aignan (Débout la France) et avec Marine le Pen (Rassemblement National), c’est montrer qu’on sera sincère. Parce que les Français en ont assez d’avoir un double discours. » Le but affiché par l’ancien candidat à la présidence des Jeunes Républicains, est de « faire émerger une personnalité politique, capable de transcender les clivages », à la manière d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle de 2017. Car la situation au sein du parti du Les Républicains est inquiétante indique le jeune homme : « Globalement, au sein des Républicains, on a deux familles qui essaient de cohabiter selon moi », en référence aux diverses divisions internes que le parti de droite connaît depuis plus d’un an. « On est dans une situation de schizophrénie totale » souligne Erik Tegnér.

Erik Tegner « Les parents doivent jouer leur rôle dans l’éducation. C’est fondamental »

L’agression d’une enseignante dans un collège de Créteil, dans le Val-de-Marne (94), mi-octobre, a relancé le débat sur les violences dans le milieu scolaire à l’encontre des professeurs. Face à l’ampleur du phénomène, le gouvernement tente de trouver des réponses adapter à la situation et se laisse jusqu’au 15 décembre pour annoncer ses mesures phares. Un délai qui montre l’incapacité de l’État à répondre à la question de l’insécurité dans le milieu scolaire souligne Erik Tegnér : « Je pense que le gouvernement est dépassé. D’ailleurs, lorsqu’ils ont proposé de mettre des policiers dans nos écoles, c’était absolument farfelue. »

Pour le jeune homme, l’absence d’autorité dans les établissements scolaires est aujourd’hui le problème de notre modèle : « Je pense surtout qu’il faut réaliser la problématique de la crise d’autorité. » Un problème lié à l’immigration affirme le président du mouvement Racines d’Avenir : « Il y a un problème d’autorité, il y a également un problème aussi ,en terme d’immigration. Il y a un problème également d’islamisation, je pense notamment au 93. (…) On semble découvrir ce problème alors qu’à droite, ça fait quinze ans qu’on tient ce discours en se faisant traiter de fasciste. »

Erik Tegnér tire la sonnette d’alarme : « Ce n’est pas en étant capable de sanctionner un peu plus élèves qu’on changera les choses » déclare-t-il, avant d’ajouter : « Ce qu’il faut derrière, c’est être capable de responsabiliser les parents d’élèves. Les parents doivent jouer leur rôle d’éducation. C’est fondamental. »

Photo : Lucas Pierre / Fréquence ESJ

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