• Slide FESJ 2015

François Asselineau : « Emmanuel Macron est faible avec les puissants et intransigeant avec les plus faibles. »

françois_asselineau_-_20h_linvité_-_photo_lucas_pierre.jpeg

INTERVIEW/VIDEO - Le président-fondateur du parti Union Populaire Républicaine (UPR), François Asselineau, était l’invité de « 20h, l’invité » mardi 8 mai. Ensemble, nous sommes revenus sur l’actualité politique de la semaine, les différentes manifestations, la première année d’Emmanuel Macron en tant que Président de la Républicaine et l’avenir de l’UPR. Il se dit très « en colère de la politique du Président Macron » et dénonce une provocation de ce dernier.

Il y a un an, Emmanuel Macron accédait à la plus haute fonction de France et devenait Président de la République. Alors que 43% des français ont une bonne opinion du Président Macron, le président-fondateur de l’Union Populaire Républicaine (UPR), François Asselineau, résume cette année comme étant « paillasson – provocation : la politique de Macron ». Selon lui, Emmanuel Macron est un paillasson face aux puissants de ce monde. « Il ne fait que suivre » s’exclame François Assselineau. « Franchement, il applique à la lettre les orientations et les directives fixées par la Commission Européenne » ajoute François Asselineau. Ensuite, le président de l’UPR estime qu’Emmanuel Macron « ne cesse de provoquer les plus faibles ». Il en veut comme exemple, la suppression de l’« Exit Taxe ». « Ce qui est provoquant est la manière dont il l’annonce. Il le fait en Australie, face à un magazine américain destiné aux grandes fortunes de ce monde. Il le fait exprès » lance François Asselineau. C’est ainsi qu’il demande la destitution du Président Macron, en raison de l’article 48 de la Constitution pour « agissement incompatible avec son mandat ». La raison de cette volonté et décision est simple : le bombardement en Syrie. « Ce qu’il a fait est très grave. Il a violé le droit international, bafoué le droit de l’ONU et bombardé un pays souverain sans avoir prévenu et sans consulter le parlement français ». Enfin, « Emmanuel Macron est faible avec les puissants et intransigeant et inexorable avec les plus faibles. Il est tout le contraire d’un chef d’Etat » conclue François Asselineau.

« Les opposants ne proposent rien de concret »

L’actualité politique a été marquée par de nombreuses manifestations. La Fête à Macron, menée par La France Insoumise, en fait partie. François Asselineau est assez ferme sur cette action : « Les opposants ne proposent rien de concret. » Il va même plus loin en déclarant que « Macron a besoin d’un faux opposant comme Mélenchon et vice-versa. Ils ne disent pas aux Français l’origine des problèmes, à savoir l’UE. » Selon le président de l’UPR, les syndiqués sont honnêtes. « Ce qui n’est pas le cas de leurs représentants qui appartiennent à la confédération européenne des syndicats et qui perçoivent donc de l’argent de l’UE. Jamais ils ne se plaindront de l’UE » dénonce François Asselineau. « Les représentants de syndicats jouent double jeu » ajoute-il. Concernant le motif des grèves, François Asselineau se veut cash : « La SNCF, EDF, la RATP, La Poste, Air France se portaient très bien il y a vingt ans. Dès qu’il y a une réforme, ça marche moins bien » dénonce-t-il. Enfin, « Il faut arrêter de vouloir faire croire aux Français que la privatisation va donner une meilleure gestion et une baisse des coûts ».

« Le Frexit est encore possible »

En mai 2017, François Asselineau était donc le candidat du parti UPR à l’élection présidentielle. Il aura récolté seulement 0.92% des voix. Le parti n’a jamais fait d’alliance, c’est dans l’ADN de celui-ci. « Nos électeurs votent pour un programme et des idées claires. Il serait impensable de s’allier avec d’autres candidats qui ne partagent pas toutes nos valeurs » .Les grandes mesures de l’UPR sont claires, simples et explicites depuis la création du parti en février 2007 : la sortie de l’Union Européenne, la sortie de l’OTAN et la sortie de l’Euro. Certains partis comme le Front National, Les Patriotes ou encore la France Insoumise revendiquent aussi certaines de ces mesures. Pour François Asselineau, le constat est simple : « L’UPR est le seul parti à vouloir aller jusqu’au bout des choses ». « Le Front National veut sortir de l’UE mais rester dans l’OTAN. C’est tout à fait incohérent » riposte le président du parti. Quant à Florian Philippot, il n’est pas question de discuter. « Avec son mouvement Les Patriotes, Florian Philippot a plagié le Front National. Il a, pendant dix ans, accepté toutes les bêtises de ce parti et s’en va au moment où ça va mal. Son mouvement ne va pas aller bien loin » est convaincu François Asselineau. Il ajoute que « Florian Philippot aurait dû démissionner de son poste de député européen car il est encarté Front National alors qu’il a quitté le mouvement. Ce n’est pas honnête ».Cependant, François Asselineau se félicite des statistiques de son parti. « Nous sommes présents à toutes les élections. Nous avons été, au moment des élections législatives, le mouvement politique à présenter le plus de candidats. » Mais c’est contre les médias que le président de l’UPR est en colère. « Tous ces chiffres ne sont pas partagés par les médias. Nous avons pourtant envoyé des communiqués à l’AFP. L’agence n’en a rien fait ».Lors des prochaines élections européennes, François Asselineau pense faire partie de la compétition et défendra son projet de « frexit ». « C’est encore possible. Le Royaume-Uni le montre. Il y a un appauvrissement constant de la classe moyenne et des plus pauvres. Si nous restons dans l’UE, il y aura un drame » prévient le Président-fondateur de l’UPR.

Regardez l'émission en vidéo

 

Photo : Lucas Pierre / Fréquence ESJ

Derniers articles

Dernières vidéos