• Slide FESJ 2015

Bernard Debré : « Faire de Mayotte un département français fût une grave erreur »

Comment-Bernard-Debre-r-s-est-retrouve-avec-de-la-cocaine-sur-son-bureau-de-l-Assemblee-nationale.jpeg

INTERVIEW - Invité de « 20h, l’invité », Bernard Debré s’est exprimé sur la situation à Mayotte. Depuis plusieurs semaines l’île est en crise. L’ancien député de Paris souhaite stopper les immigrations clandestines pour réduire l’insécurité. Pour redynamiser le cent-unième département de France, il propose de défiscaliser les entreprises à Mayotte.

 

Depuis plusieurs semaines, Mayotte est en crise. L’insécurité y est grandissante. Les écoles ferment et le chômage atteint des taux recordBernard Debré est ferme : « il faut stopper l’immigration. » Selon lui, Mayotte est en quelques sortes « le rêve français avec ses avantages comme la sécurité sociale et le RSA ». L’immigration provient des Comores, un archipel volcanique au large de la côte Est de l’Afrique, situé à environ cent kilomètres de Mayotte. Bernard Debré souhaite aussi aider les autres îles pour éviter toutes migrations incontrôlées. L’ancien Ministre de la Coopération affirme que 75% des femmes qui accouchent dans l’hôpital de Mamoudzou sont étrangères à l’île. Cela permet à ces femmes de donner naissance à des enfants français, via le droit du sol.

Bernard Debré : « Il faut défiscaliser les entreprises de Mayotte »

L’île accuse aujourd’hui un taux de chômage de 25%. « Les ressources de l’île ne sont pas assez exploitées » assure Bernard Debré. Pour essayer de rendre l’île attractive, l’ancien député de Paris propose de défiscaliser les entreprises de Mayotte. Quoi qu’il en soit, Bernard Debré est convaincu d’une chose : « Faire de Mayotte un département français fût une grave erreur ». L’île est devenue un département français en 2009. On ne peut plus revenir en arrière. Seuls les Mahorais, via un référendum, peuvent désormais décider de leur indépendance. « Mais ça ne se fera jamais. La France lui offre de multiplies aides sociales. Les habitants ne veulent pas de leur indépendance. » Ce qui n’est pas le cas de la Nouvelle-Calédonie qui devrait décider de son indépendance le 4 novembre prochain.

Photo : ERIC FEFERBERG / AFP

Derniers articles

Dernières vidéos