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Élections américaines : récapitulatif général avant le sprint final

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ANALYSE - Alors que demain aura lieu le premier débat entre Donald Trump (candidat républicain) et Hillary Clinton (candidate démocrate) pour la course à la Maison Blanche, retour sur une campagne riche en rebondissements qui laisse profiler un avenir incertain.

Le 13 juin 2015, Hillary Clinton lançait sa campagne, loin d’être une surprise, les médias nationaux ne parlaient que d’elle. Trois jours plus tard, Donald Trump, le magnat de l’immobilier annonce à son tour sa volonté de devenir le 45ème président des États-Unis, accueilli par la presse américaine comme une blague, très peu de crédit lui est accordé et durant les premiers mois de sa campagne il fait l’objet de railleries - “un raciste, xénophobe, doublé d’un menteur qui colporte des théories du complot hallucinantes” - de la part de plusieurs médias américains.

Jusque-là méconnu, Bernie Sanders bouscule la primaire démocrate, alors que tout le monde voyait déjà Hillary Clinton devenir la candidate du parti, Sanders, par sa popularité grandissante réussit à lui arracher 23 États. Au final, la combativité de Sanders et ses critiques virulentes (notamment sur le financement de la campagne d’Hillary Clinton par les lobbies) à l’égard de sa concurrente aura eu raison de la crédibilité de l’ex First Lady. Malgré un soutien accordé au terme de la convention des démocrates, elle peine à regagner le cœur des sympathisants du socialiste américain. Alors qu’elle dominait les sondages, il y a quelques mois, elle se retrouve aujourd’hui ex-aequo dans les intentions de vote avec Donald Trump, selon un dernier sondage publié le 19 septembre par le New York Times, Donald Trump talonne sa concurrente de seulement 2 points (44% pour l’ex secrétaire d’état et 42% pour la star de The Apprentice) et les dernières polémiques en date - notamment sur son état de santé - n’ont fait que l’affaiblir.

Quant à lui, Donald Trump apparaît de plus en plus comme un candidat acceptable aux yeux de millions d’Américains encore indécis. Si sa campagne avait très mal débuté à cause des polémiques autour de ses propos sur les musulmans : en décembre 2015, il appelait à « empêcher les musulmans à immigrer aux USA », en juillet 2016, il revient sur ses propos et loin de lui l’idée de revenir sur sa proposition, il déclare : « il faut suspendre l’immigration qui provient des régions du monde d’où sont originaires des actions terroristes contre les USA, l’Europe ou nos alliés » en ajoutant, « Ils [France et Allemagne] ont été compromis par le terrorisme ». Ses propos sur les Mexicains : « Lorsque le Mexique envoie ses habitants, ils n’envoient pas leurs meilleurs, ils envoient des personnes avec beaucoup de problèmes, et ils apportent ces problèmes avec eux, ils apportent la drogue, le crime et les violeurs. Et certains, je présume, sont d’honnêtes gens. » sont eux aussi passés à la trappe et aujourd’hui relayées au second plan. Les raisons ? La réputation d’Hillary Clinton en chute libre, et une communication mieux contrôlée le rendant ainsi, plus amical, comme le montre son dernier passage au célèbre Tonight Show.

Un débat qui s’annonce houleux

Sans spéculation aucune, les deux candidats ont déjà montré à quel point ils étaient obsédés l’un par l’autre, bien loin de focaliser leur meeting sur leur programme respectif, ils ont longuement critiqué leurs décisions respectives. Pour illustration, le dernier débat interposé (nouveau concept de NBC) The commander-In-Chief-Forum où les deux candidats étaient invités à répondre aux questions de quelques membres de l’armée et vétérans. Malgré l’avertissement du journaliste au début de ses interviews avec chacun d’entre eux, l’ex-secrétaire d'Etat et l’homme d’affaire n’ont eu cesse de pointer du doigt les erreurs de l’un et de l’autre.

Leurs programmes divergent en de nombreux points : en bref, Donald Trump appelle pour une baisse des taxes, moins d’immigration, le maintien du Second Amendment (le droit de posséder et de porter une arme sur soi), il a notamment manifesté ce maintien lorsqu’au lendemain des attentats de Paris le 13 novembre, il déclara : « Regardez Paris, avec les lois sur le port d’armes les plus restrictives du monde, personne n’avait d’armes sauf les méchants. On peut dire ce qu’on veut, s’ils avaient eu le droit de porter des armes, la situation aurait été très, très différente… » ou encore l’annulation de l’Affordable Care Act (Obamacare) …. Quant au programme d’Hillary, il entre dans la continuité de ce que Barack Obama à déjà entamé, même si elle s’est gauchisée après sa victoire en demi-teinte sur Bernie Sanders - elle a rajouté une proposition pour rendre les quatre ans d’université public gratuit pour les familles les moins aisés – elle apparaît toujours comme la candidate traditionnelle faisant partie de la caste politique trop loin des préoccupations des Américains. 

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