• Slide FESJ 2015
  • 20h, l'invité
  • L'hebdo sports

Jonathan Kienzlen : « On n’est pas dans une amicale de joyeux boulistes » au Parti Socialiste

Jonathan_Kienzlen_-_Photo_Frequence_ESJ_Baptiste_Denis.jpg

POLITIQUE - Fréquence ESJ recevait mardi 17 mai dans « 20h l’invité » Jonathan Kienzlen. Le secrétaire fédéral PS du Val-de-Marne s’est exprimé sur de nombreux sujets comme la primaire à gauche ou encore les grèves des transports.

Jonathan Kienzlen est secrétaire fédéral du PS Val-de-Marne, mais aussi administrateur du STIF (syndicat des transports en commun d’île de France). Appelé à s’exprimer sur les grèves en cours contre la loi travail il explique ne pas les comprendre : « ce qui me dérange c’est qu’ils ne font pas grève pour les bonnes raisons » et ajoute « les bonnes raisons de faire grève vous allez les connaître en 2017 si la droite revient au pouvoir ! ». Fidèle de François Hollande le jeune homme politique défend la formule décriée depuis des semaines maintenant « ça va mieux » et nuance en l’expliquant : « ça ne va pas mieux pour tout le monde, mais ça va mieux qu’en 2012 ».  Il défend le bilan du Président de la République « je veux bien qu’on dise que François Hollande n’est pas assez à gauche, mais quand ils vont voir ce qu’est la vraie droite ça va faire tout drôle ».

Les dissensions au sein du Parti socialiste ne lui font pas peur, « la fin du PS ça fait des années qu’on l’annonce et puis finalement elle n’arrive pas ». Mais face à l’épisode de la mention de censure des frondeurs face au 49-3, Jonathan Kienzlen le reconnaît, ça fait désordre. « On n’est pas dans une amicale de joyeux boulistes » peste -t-il. Il prône des « sanctions internes » et appelle à exclure du PS seulement ceux qui voteraient cette motion. « Si on commence à sanctionner les frondeurs, on va devoir sanctionner ceux qui font campagne pour Macron » déplore-t-il.

Pour 2017, Jonathan Kienzlen ne voit pas d’alternative à gauche à part François Hollande, un Président de la République qu’il soutiendrait s’il choisissait de se représenter, mais il est également partisan d’une primaire à gauche : « Je souhaite aussi que le parti et les militants soient interrogés à ce niveau ». Une primaire où François Hollande aurait surement beaucoup à perdre.

Photo : Baptiste Denis/Fréquence ESJ

Derniers articles

Dernières vidéos