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Geoffroy Didier (UMP) : « Le Front National n'est que le reflet de notre inertie »

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POLITIQUE - Geoffroy Didier, co-fondateur de la Droite forte était l'invité de Fréquence ESJ lors d'une émission enregistrée dimanche 1er mars au Salon de l'Agriculture sur le plateau de TV Agri et diffusée sur Fréquence ESJ mardi 3 mars. L'occasion pour le Secrétaire national de l'UMP de revenir sur certaines polémiques.

 Après la visite des parlementaires français à Bachar Al-Assad en Syrie, le co-fondateur de la Droite forte ne manque pas de réagir. « Négocier je ne sais pas, mais éventuellement reprendre le dialogue », indique Geoffroy Didier. La guerre civile en Ukraine apparaît également comme un enjeu majeur pour le conseiller régional d'Île-de-France. Sur ce point, ce dernier s'oppose à Marine Le Pen : l'Union européenne est indispensable pour endiguer la guerre aux portes de l'Europe.

Mais Geoffroy Didier ne se démarque pas seulement sur l'actualité. Le candidat aux prochaines élections régionales, aux côtés de Valérie Pécresse, martèle son détachement idéologique : « Je laisse Marine Le Pen avec son idéologie qui considère que si l'on ne descend pas de Vercingétorix, on n'a pas tous les droits ». Le FN reste pourtant crédité de 30% d'intentions de vote pour les prochaines élections départementales (sondage Ifop-Le Figaro), les 22 et 29 mars prochains.

Face à cette recrudescence, Geoffroy Didier reconnaît la responsabilité de son parti, l'UMP : « Le Front National n'est que le reflet de notre inertie à nous ». Pour autant, il continue de soutenir la présidence UMP de Nicolas Sarkozy : « Il a accepté de reprendre une maison en flammes qu'était l'UMP parce qu'elle était minée par des divisions insupportables ». Le retour de l'ex-président ne semble pas convaincre les Français. Seuls 22% des Français souhaitent qu'il se présente à l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche.

Des Français parfois "choqués", reconnaît Geoffroy Didier, quant à la rémunération de l'ancien chef de l'état pour ses conférences données à l'international : " «Je suis partagé, forcément. Partagé sur le fait que c'est une bonne chose d'être sollicité dans le monde entier, que Nicolas Sarkozy n'est pas un président de parti comme un autre. Et puis de l'autre côté, je constate que beaucoup de Français sont choqués, et je suis moi-même partagé». Rémunérées entre 75 000 et 200 000 euros, ces conférences témoignent pourtant, selon ce proche de Brice Hortefeux, de la distinction de Nicolas Sarkozy vis-à-vis du Président actuel : " Ça signifie une différence avec François Hollande car je pense que personne n'a envie de l'inviter à une conférence et de le payer pour ça." affirme Geoffroy Didier.

Si Laurent Wauquiez s'interroge sur le retour de Nicolas Sakozy pour 2017, Geoffroy Didier lui est convaincu que le chantier s'annonce rude : « Si Nicolas Sarkozy souhaite se représenter en 2017, c'est une reconquête des cœurs il va falloir opérer ». Le co-fondateur de la Droite forte, insiste néanmoins sur la nécessité d'avoir des primaires à l'UMP en 2016. Besoin de trouver le meilleur candidat pour contrer le FN et obliger Marine Le Pen "à fermer boutique" conclut-il.

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20h, l'invité - 03-03-15 - Geoffroy Didier... par FrequenceESJ

(Photo Arthur Perrot/Fréquence ESJ)

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