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L’UMP veut profiter de l’unité républicaine pour préparer l’avenir

Manifestation-charlie-hebdo-banderoles-110115-Photo-Tristan-Arnaud

Dimanche 11 janvier, plus d’un million de personnes ont défilé à Paris (en raison de l'affluence le ministère de l'Intérieur a renoncé à livrer un comptage exact), entre les places de la République et de la Nation. Tous n’avaient que deux idées en tête : défendre les valeurs de la République et rendre hommage aux victimes des attentats de ces derniers jours. Parmi eux, David Douillet, député de la 12e circonscription des Yvelines, et Bruno Le Maire, député de l’Eure, soulignent l’importance de l’unité du peuple français.

Manifestation-charlie-hebdo-david-douillet-110115-Photo-tristan-arnaudAu milieu de la foule, un peu à l’écart des élus de l’UMP, David Douillet échange avec quelques personnes. Devant ce cortège qui tarde à avancer, l’ancien ministre se réjouit de l’engouement suscité par le rassemblement : « C’est très important d’être suffisamment nombreux pour montrer à tous ceux qui veulent imposer et bannir la liberté d’un citoyen que l’on est tous solidaires, soudés contre la barbarie ».  Et pour cause, les applaudissements répétés et la Marseillaise scandée par les manifestants témoignent de l’unité Républicaine ambiante. Visiblement saisi par l’émotion, Bruno le Maire déclare n’avoir « jamais vécu un moment aussi intense ». 

Le député de l’Eure voit dans cette cohésion un atout considérable pour le pays, « l’union d’aujourd’hui est une puissance, une force incroyable pour la nation française ». Toutefois, l’absence de Marine Le Pen ne passe pas inaperçue au sein d’une foule de plus en plus compacte. David Douillet a un avis tranché à ce sujet : « C’est son choix mais elle aurait eu sa place ici ». De manière à rendre cette unité encore plus concrète l’ancien judoka aurait d’ailleurs souhaité la présence de tout le monde : « que Poutine et Obama aient fait le déplacement, cela aurait été un symbole très fort ». Dans le même temps, ce dernier se félicite de la venue des chefs d’Etats tels que Benyamin Netanyahou ou Mahmoud Abbas : « ça me fait plaisir que les présidents israélien et palestinien soient là ». Il y voit même une possible évolution des relations entre les deux dirigeants.

« La France est aujourd’hui l’épicentre d’une nouvelle ère »

Manifestation-charlie-hebdo-bruno-le-maire-110115-Photo-tristan-arnaudLes responsables politiques de l’UMP présents sur place espèrent que cette dynamique de rébellion contre l’intolérance ne s’essoufflera pas, afin que les rassemblements républicains de ces derniers jours gardent un sens.  « Ce sursaut français, ce ne doit pas être uniquement un dimanche du mois de janvier à la suite d’évènements dramatiques » souligne Bruno le Maire. 

Cela, bon nombre de personnes présentes semblent en avoir conscience. Qu’ils soient jeunes ou plus âgés tous arborent le même slogan : « Je suis Charlie ». Beaucoup avouent ne jamais avoir lu l’hebdomadaire, mais tous se rendent aujourd’hui compte de l’importance de la liberté dans les sociétés modernes. Pour David Douillet, cette prise de conscience apparaît plus que symbolique : « La France est aujourd’hui l’épicentre d’une nouvelle ère ». 

Si les deux élus semblent d’accord sur le constat, leurs priorités ne sont toutefois pas les mêmes. Bruno le Maire axe son discours sur le retour d’un Etat fort : « les français veulent que les règles soient mieux respectées. Ils veulent une autorité forte et irréprochable pour diriger le pays. » Tandis que David Douillet préfère lui se concentrer sur le besoin croissant et nécessaire d’éducation pour éviter les dérives sectaires : « la meilleure arme contre le fanatisme reste l’éducation. Ce ne sont jamais les cerveaux qui attaquent les armes à la main. Les terroristes étaient des gens perdus, en rupture avec l’éducation ».  Des sujets sensibles qui ne manqueront pas de faire débat dans les prochains mois à l’UMP. 

 (Photos Fréquence ESJ/Tristan Arnaud/Vincent Lefebvre)

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