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Prix Mediatiks 2017 : une chance pour les médias scolaires

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INTERVIEW/PALMARES - Le jury du grand prix Mediatiks se réunissait vendredi 12 mai pour la cinquième édition du prix, organisé par le CLEMI (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information). Une occasion pour les organisateurs de promouvoir les médias scolaires.

Des grands noms du journalisme se succèdent sur la liste des membres du jury du prix Mediatiks. Parmi eux, celui de Caroline Roux, journaliste et présentatrice sur France Télévisions, mais aussi Valérie Nataf et bien d’autres. Si autant de professionnels de l’information ont répondu présents à l’appel du CLEMI, c’est que l’initiative proposée est une réelle chance pour les collégiens et les lycéens de mettre en avant leurs projets. Cette année, deux nouvelles catégories ont été ajoutées à celles déjà existantes, élevant le nombre de lauréats à huit.

Les lauréats de ces nombreux prix ont été dévoilés ce lundi 15 mai.

-    Meilleur journal imprimé lycéen : Le P’tit Pro - Lycée Ernest Couteaux
-    Meilleur média numérique lycéen national : La Gazette Saucisse - Lycée Jean Macé
-    Meilleur journal collégien imprimé national : The Vincent Times - Collège Saint-Vincent
-    Meilleur média numérique collégien national : Fayard fait des vidéos - Collège Terrain Fayard
-    Meilleur journal imprimé d’école national : Les Zoups - Ecole bara-cabanis
-    Meilleur média numérique d’école national : Quoi de Neuf dans la rédac ? - EEA Parc des Princes
-    Meilleur journal imprimé « Autres établissements » national : Journal des Ulis - Collège la Passepierre
-    Meilleur média numérique « Autres établissements » national : Adoradio - EREA d’Ajaccio

Les deux nouvelles catégories sont celles des « Autres établissements ». Elles regroupent des collèges ou lycées ayant une situation inédite, comme par exemple des établissements pour des jeunes en détention ou en situation de handicap. Une nouveauté complètement assumée et revendiquée par le CLEMI, qui veut promouvoir le travail de ces élèves qui se renferment souvent sur eux-mêmes.

Le but de ce concours, déjà organisé il y a plusieurs années par Kaleidoscoop, n’est pas plus de récompenser les élèves que de promouvoir leurs créations et de faire rayonner les médias. L’enjeu mis en avant par un tel événement est plutôt éducatif, comme l’explique Pascal Faméry, un des formateurs du CLEMI. Avec l’émergence des fake news, il est important d’éduquer les jeunes et de leur apprendre à s’informer.

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La presse écrite en déclin ?

Pas vraiment. Avant que les jurys de chaque catégorie ne commencent à débattre, une réunion avec ces derniers s’impose. C’est Pascal Famery, un des formateurs du CLEMI, qui en est aux commandes. Il rappelle succinctement les raisons pour lesquelles ce concours existe, avant d’en venir à quelques détails le concernant. Des détails, certes. Mais ces détails révèlent une tendance intéressante au sein de la presse. Cette année, le prix Médiatiks a reçu en majorité des médias dits « imprimés », et non des médias numériques. Étonnant pour un concours qui récompense une génération souvent dite « soumise » aux nouvelles technologies. La presse imprimée est donc en forte progression cette année chez les jeunes. Contrairement à la presse numérique, qui voit sa croissance très amoindrie. Interviewée à ce sujet par Fréquence ESJ, Caroline Roux, présentatrice de C’ dans l’air ne cache pas sa surprise. « Non seulement ça m’a intéressée, mais ça m’a interpellée. Je me suis dit "si j’étais collégienne, j’aurais envie de faire des vidéos, avec un retour direct de mes camarades, avec un média chaud qui peut susciter davantage de réactions ». La réalité est toute autre pour ces jeunes étudiants. La presse imprimée permet justement d’obtenir plus de réactions de la part de leurs camarades. La dimension matérielle est en fait d’une importance considérable. Caroline Roux poursuit « les collégiens ont plus de retours quand ils font un média papier. Ils le voient circuler dans la cour de récréation. Il y a plus de retours sur un article ou sur une photo qu’avec un format vidéo où il va y avoir une consommation plus individuelle, où les élèves auront une réaction peut-être moins visible qu’avec un journal de presse écrite. »

Photos Fréquence ESJ/Ines Nacer/Lucas Pierre

 

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