Vincent Dedienne : « il y a plein d’émissions de télé qui considèrent que leur audience est un peu plus bête qu’eux »

Vincent Dedienne sur Fréquence ESJ - Photo Fréquence ESJ/Valentine CROSSE

INTERVIEW/VIDEO - Le comédien et chroniqueur Vincent Dedienne était l’invité de Storytelling sur Fréquence ESJ ce mercredi 23 mars. Il a évoqué son spectacle qui reprend bientôt à Paris mais aussi son ascension médiatique.

Il nous fait rire tous les dimanches avec sa « bio interdite » dans Le supplément sur Canal+. Sur son site internet personnel, qu’il a « du mal à assumer », Vincent Dedienne s’est prêté à son propre jeu de la biographie. Amateur de théâtre et de comédie, il écrit sa première pièce à l’âge de 15 ans : « c’était n’importe quoi, j’avais écrit ça avec deux copines au lycée… ce n’était pas brillant ». Vincent Dedienne a « plongé dans l’univers théâtral avec beaucoup de gourmandise » en découvrant des auteurs comme Victor Hugo, Racine ou encore Molière. Grand adepte du genre humoristique, ce goût lui vient entre autres de Muriel Robin et Pierre Palmade. En 2014, Vincent Dedienne est repéré par Laurent Ruquier qui produira son spectacle « S’il se passe quelque chose ». Un véritable succès puisque son « seul en scène » - comme celui qui déteste les anglicismes aime appeler son spectacle - lui ouvrira les portes de France Inter où il devient chroniqueur dans la matinale de Patrick Cohen chaque jeudi.

Son spectacle ? « C’est un autoportrait ». Un mélange de divertissement et de théâtre pour quelqu’un qui n’a « pas peur de faire une blague de toto et un alexandrin ». Après 26 représentations à guichets fermés en 2016, « S’il se passe quelque chose » revient à Paris à partir du 4 avril au Théâtre de l’Atelier. 

Chroniqueur multimédias

Si Vincent Dedienne connait un certain succès à la télé et à la radio, il ne prend pas pour autant la grosse tête : « J’ai toujours peur de ne pas réussir à écrire ma prochaine chronique ». Sa chronique, la fameuse « bio interdite » est même devenu le moment phare de l’émission chaque semaine. Il ne se « met pas de filtres « pour rédiger ses biographies, sauf ceux qu’il se met dans la vie ; aucune vulgarité et aucune méchanceté. « J’essaie de parler un peu mieux sur scène et à la télé que dans la vie » ajoute–t-il.

Selon lui « il y a plein d’émissions de télé qui considèrent que leur audience est un peu plus bête qu’eux ». Il ne citera toutefois pas de noms mais garde un grand sourire en évoquant le sujet.

Le successeur de Stéphane de Groodt a su s’adapter à « l’esprit canal », qui selon lui n’existe plus, en lançant « le style Dedienne ». Le chroniqueur a eu plus de mal à s’adapter sur les ondes du service public : « Sur France inter j’ai l’impression qu’il faut être France Inter » comprenez qu’il faut être un peu plus intello. Toutefois le jeune comédien ne se met pas de barrières, « sur France Inter et Canal on me laisse faire ce que je veux ». Et c’est très bien comme cela.


Storytelling - 23-03-16 - Vincent Dedienne sur... par FrequenceESJ

Photo FESJ/Valentine CROSSE

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