L’adoption d’un nouveau Pacte de stabilité budgétaire à Bruxelles

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Lundi 30 janvier, les gouvernements européens se sont réunis à Bruxelles et ont adopté l’inscription Euro-Banknoten esd’une règle d’or budgétaire dans leurs législations. La question de la Grèce continue de diviser  les dirigeants européens. 

Les représentants des vingt-sept membres de l’Union Européenne se sont retrouvés à Bruxelles pour un nouveau sommet sur la crise de la Zone Euro. Pour la première fois depuis des mois, l’atmosphère est moins critique. Le prêt de 489 milliards fait par la BCE aux banques européennes le 21 décembre dernier a relancé la confiance des investisseurs. La progression de l’Union monétaire européenne vers une Union budgétaire intéresse également beaucoup ces derniers. C’est aujourd’hui chose faite avec l’adoption d’un pacte de stabilité budgétaire, imposant des sanctions aux pays dont le déficit ne respecterait pas les normes européennes. Sur vingt-sept pays membres, vingt-cinq ont accepté de signer ce pacte et d’adopter une règle d’or budgétaire au niveau national. Voilà qui devrait rassurer les magnats de la finance et de l’industrie. Seuls la Grande-Bretagne et la République tchèque ont refusé de signer, cette dernière invoquant des problèmes constitutionnels. Le traité  devrait être signé en mars, à l’occasion d’un prochain sommet.

La ligne de conduite suggérée par l’Allemagne a donc été adoptée avec succès par la quasi-totalité des pays européens, permettant une plus grande solidarité européenne, mais imposant des pénalités quasi-automatiques aux pays dont le déficit budgétaire s’envole. Le MES, anciennement le Fond Européen de Soutien Financier a vu le jour lundi soir, et sera opérationnel dès juillet. L’Allemagne est sous pression, pour doter le fond de 250 milliards d’euros supplémentaires, afin d’atteindre un total de 750 milliards d’euros pour rassurer les marchés.

Le succès de ce sommet reste pourtant mitigé. Le cas de la Grèce continue à diviser les dirigeants européens, entre partisans d’une tutelle européenne sur la politique budgétaire de la péninsule hellénique, et militants d’une autonomie responsable d’Athènes.

Le naufrage de la Grèce toujours en suspens

 La Grèce reste sous perfusion financière et s’enfonce dans la récession. Berlin a lancé la polémique en proposant une mise sous tutelle de la Grèce par la Commission Européenne. Un commissaire européen y bénéficierait d’un droit de veto sur les décisions budgétaires du gouvernement. Paris s’est levé contre cette proposition, démontrant que l’Union Européenne doit rester un ensemble de pays démocratiques. La mise sous tutelle de la Grèce serait alors l’occasion de critiquer l’interventionnisme, et un certain « impérialisme » européen. Nicolas Sarkozy a expliqué qu’une telle action ne serait ni raisonnable, ni efficace, ni démocratique, suivi par le chef des file des socialistes grecs et ex-Premier ministre, Georges Papandréou. Ce dernier a proclamé qu’une telle décision allait « saper » la démocratie en Europe.

Une prise de décision est pourtant urgente. La Grèce doit rembourser 14,5 milliards d’euros le 20 carte zone euro (curieuxlycee.blogspot)mars, et conclure un accord avec ses créanciers privés pour baisser le montant de sa dette de 100 milliards d’euros. Cela fait des semaines que les négociations piétinent. Le contexte est bien sombre pour Athènes, alors que le déblocage du second plan d’aide, d’un montant de 130 milliards d’euros, se profile. Il a été promis par les européens en octobre, mais ne suffira pas à remettre la Grèce sur pied. 

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