Nouveau plan d’aide à la Grèce : La Troïka a tranché

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Lucas Papademos Wikipedia

De violentes émeutes ont explosées en Grèce suite à l'annonce de nouvelles mesures d’austérité adoptées par le Parlement grec dimanche 12 février. Mardi 21 février, les représentants de la Troïka - regroupant la Comission Européenne, le FMI et la BCE - s'accordent à Athènes sur un nouveau plan d'aide d’un total de 237 milliards d’euros.                                                                                                                                                                                                   

Un plan plus ambitieux que prévu

237 milliards d’euros, c’est la somme fixée pour ce nouveau plan d’aide à la Grèce. Après 13h de négociations, les ministres des finances de la zone euro, réunis à Bruxelles, se sont mis d’accord mercredi 22 février sur cette somme titanesque. Le Fond Monétaire International s'oppose à une nouvelle participation au tiers du financement de cette aide, il propose 13 milliards d’euros. En contrepartie à l'aide apportée, Athènes accepte la présence constante de la mission de la Commission européenne sur son sol. Cette dernière devra mener à bien la modernisation de l’appareil d’Etat grec et vérifier que les réformes demandées par la Troïka soient appliquées.

Aujourd’hui, le déficit public grec s’élève à 160 % du PIB. Malgré ce nouveau prêt de 130 milliards, et le retrait de 107 milliards d’euros de dette par les créanciers privés, il reste plusieurs milliards à rembourser. Seule option pour Athènes, reprendre les négociations avec ses créanciers privés afin de discuter d’une éventuelle décote de 80 % de sa dette.

Le gouvernement de Lucas Papademos se retrouve donc à nouveau face à ses créanciers privés, escomptant une décote de 80 % de sa dette, en lieu des 50 % actuels. Cela ramènerait le déficit public à 10,5 du Produit Intérieur Brut, soit sa valeur en 2010.

Un fort ressentiment envers l’Europe

Parlement grec Wikipedia

La Troïka, qui regroupe l’Union Européenne, le Fond Monétaire International et la Banque Centrale Européenne, a déjà accordé plusieurs plans d’aide à la Grèce en 2010 et en 2011. Ces prêts sont largement critiqués en Grèce. Ils sont liés aux mesures d’austérité et aux privatisations massives d’une Grèce contrainte et forcée. L’Allemagne est montrée du doigt, la Commission européenne devient une dictature pour une péninsule hellénique en plein morcellement social et politique.

Des dizaines de milliers de grecs connaissent aujourd'hui le chômage, la faim, à perdre leur logement et toutes leurs propriétés. La colère gronde contre les « technocrates de Bruxelles » qui ne voient pas les effets de leurs directives.

La Grèce, patrie de Socrate et de Périclès, berceau de la démocratie, est aujourd'hui privée de sa souveraineté économique. Ses citoyens crient au diktat de l'UE.  

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