Une apocalypse au pays du soleil levant : un an de reflexion politique

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Radioactif logoLa catastrophe nucléaire de Fukushima, qui fête son morbide anniversaire aujourd’hui, détient la triste seconde place des catastrophes nucléaires (derrière Tchernobyl en 1986). Ces dates sont gravées dans les mémoires et ne laissent pas la population indifférente. De nombreux politiques et ONG se battent pour une sortie du nucléaire. Focus sur les dangers de la première source d’énergie mondiale.

On compte plus de 19. 000 morts et disparus suite au triplé de catastrophes en chaîne : séisme, tsunami et accident nucléaire. Bien que le risque nucléaire soit un réel problème, il ne faut pas oublier que la prévention et la responsabilité humaine restent les premiers atouts pour éviter l’accident (voir l’article « Tepco, la dangereuse compagnie nucléaire mère au Japon »). Le Japon est une zone à risque sismique élevé qui était susceptible d'être victime de tsunami. Pourtant la centrale nucléaire a été construite sans vraiment prendre compte de ces risques. Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le Japonais Yukiya Amano, l’a confirmé en soulignant « les nombreuses défaillances » notamment « le manque d'entraînement approprié pour réagir à des accidents graves ».  L’erreur humaine semble donc bien être responsable, ex-aequo avec les catastrophes naturelles.

« l’abandon définitif du programme nucléaire allemand »

Ce second accident nucléaire incontrôlé a fait peur. Le 15 mars 2011, le commissaire à l’Energie de l’Union européenne, Günther Oettinger, qualifiera cette catastrophe « d’apocalypse ». Cependant, Fukushima semble avoir servi de leçon au reste du monde et la sécurité dans le domaine du nucléaire a été revue, rediscutée et remise en cause dans les discours politiques. Seulement quelques semaines après l’accident, plusieurs pays parlent de revoir leurs positions quant au nucléaire civil. La chancelière allemande, Angela Merkel annoncera même « l’abandon définitif du programme nucléaire allemand ».

Militants Fessenheim - AFP

Certaines organisations clament une sortie du nucléaire et organisent de nombreuses manifestations (comme hier, dans l’Est de la France, où de nombreux anti-nucléaires ont manifesté aux abords de la centrale de Fessenheim).

A l’occasion de cet anniversaire de la catastrophe de Fukushima, plusieurs autres événements sont organisés pour prôner une solution énergétique moins dangereuse. Aujourd’hui, une grande chaîne humaine se déroule de Lyon à Avignon dans « la région la plus nucléarisée d’Europe ». De nombreuses personnalités, telles que Stéphane Hessel, et politiques dont le leader est Europe Écologie les Verts, soutiennent le mouvement. La France est la 2ème puissance nucléaire mondiale, derrière les Etats-Unis et devant le Japon … avec ces 57 centrales. Dans l’Hexagone, le risque nucléaire est presque partout (voir carte ci-dessous).

risque nucleaire France - Source luckynuke.net

(source http://www.luckynuke.net/)

Selon les anti-nucléaire, une sortie du nucléaire est tout à fait possible avec la mise en place d’énergies renouvelables. Les arguments avancés pronent une économie d’énergie, une solution moins polluante pour l’homme et pour la nature mais aussi, une réelle indépendance énergétique du pays. Cependant, les voix pour et contre pèsent des deux cotés de la balance.

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