Québec: l'opposition en passe de gagner les élections législatives

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CANADA - Le 1er août dernier, le premier ministre québécois Jean Charest, annonçait la dissolution du parlement provincial et la tenue d'élections législatives anticipées. Elles se tiennent mardi prochain sur fond de conflit social étudiant.

Aurore Gazanion, correspondante au Canada

Une décision qui fait échos au contexte québécois actuel (Grève étudiante et manifestations, Commission Charbonneau) et qui raccourci le mandat actuel (3e mandat consécutif) de Jean Charest de 15 mois, la fin théorique étant prévue pour décembre 2013.  

Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec (PLQ) s'est donc lancé en campagne électorale aux côtés de ses adversaires. Non sans mal, à la vue d'un taux d'insatisfaction record de plus de 70%, que connait le gouvernement sortant depuis plusieurs mois.

Le Parti libéral du Québec fait face au Parti Québécois (PQ), qui forme l'opposition depuis 2008. Emmené par Pauline Marois, elle le présente comme le parti de l'honnêteté face à « l'usure et la corruption » du parti libéral. Cette dernière promet la fin du conflit étudiant, mais pas la gratuité scolaire.

Selon le troisième sondage CROP pour le journal La Presse, le PQ serait en tête, avec 33 % des intentions de votes, suivi de la CAQ (Coalition avenir Quebec) avec 28 % et seulement 26% pour le PLQ. Une estimation très prometteuse pour la Coalition avenir Quebec, qui dispute là sa première campagne électorale de son histoire. Le chef de parti, François Legault, axe son message sur le thème du changement. Sans nous rappeler le « changement c'est maintenant » d'un autre François francophone !

Si les péquistes (PQ) connaissent une ascension exemplaire ce n'est pas le cas de tous. Pour le Québec solidaire et le Parti vert, les sondages n’affichent aucune amélioration, avec 7% et 3% des voix. Rien ne semble changer la donne pour ces derniers. Des chiffres prometteurs pour certains et décevants pour d'autres. Ce qui est sûr, c'est que ces élections ont un enjeu très particulier pour les étudiants québecois et nombre d'entre eux attendent le 4 septembre avec un mélange tout particulier d'espoir et d'anxiété.

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